Prix littéraire pour adolescents lancé après l’attentat d’Arras, thème de la tolérance

Attentat d'Arras : la femme de Dominique Bernard crée un prix littéraire pour adolescents
          Le prix a été lancé le 30 septembre et la tolérance est le thème de cette première édition.

Le concours a été initié le 30 septembre avec pour thème principal la tolérance.

Création d’un prix littéraire en hommage à Dominique Bernard

Isabelle Bernard, la veuve de Dominique Bernard, professeur de français assassiné le 13 octobre 2023 à Arras par un ancien élève radicalisé, a décidé de mettre en place un prix littéraire de nouvelles écrit par des adolescents. Cette initiative vise à perpétuer les valeurs défendues par son mari, a indiqué son avocat jeudi 10 octobre.

Selon Richard Malka, avocat d’Isabelle Bernard, cette dernière souhaite faire perdurer les valeurs républicaines pour lesquelles son mari a perdu la vie et encourager la réflexion chez les adolescents.

Ce prix littéraire, nommé en l’honneur de Dominique Bernard, a été lancé le 30 septembre et est ouvert aux classes de 4e, 3e et 2nde de la région de l’Arrageois, qu’ils soient dans des établissements publics ou privés sous contrat. Pour cette première édition, l’association Lire, Penser, Écrire a été créée spécifiquement pour l’occasion et le thème retenu est la tolérance, selon Me Malka.

Des écrivains au contact des candidats

En partenariat avec le Centre national du livre (CNL), qui collabore avec l’Éducation nationale, des écrivains se rendront dans les classes afin de rencontrer les élèves participant à ce prix littéraire. Ce projet a pour ambition de s’étendre à l’ensemble de la région Hauts-de-France et au-delà, dans les années à venir, si possible, précise Me Malka.

À LIRE  Le transfert de militants kanak accusés d'émeutes en métropole critiqué par un spécialiste de la Nouvelle-CalédonieBenoît Trépied, anthropologue spécialisé dans la Nouvelle-Calédonie, a exprimé des réserves quant au transfert en métropole de sept militants indépendantistes kanak du CCAT, accusés d'avoir participé à l'organisation des émeutes survenues il y a quelques semaines. Selon lui, cette décision est perçue comme une manifestation de la justice coloniale par la population locale.Pour Benoît Trépied, ce transfert des militants kanak vers la France est vécu comme une forme d'injustice et de mépris envers la communauté indigène de Nouvelle-Calédonie. Il souligne que cette action renforce les tensions déjà existantes entre les différentes communautés de l'archipel.L'anthropologue met en lumière le contexte historique et politique complexe de la Nouvelle-Calédonie, marqué par des décennies de colonisation et de luttes pour l'indépendance. Selon lui, le traitement réservé aux militants kanak renvoie à des schémas anciens de domination et de discrimination.Benoît Trépied appelle à une réflexion approfondie sur les enjeux de justice et d'égalité en Nouvelle-Calédonie, afin de favoriser un dialogue inclusif et respectueux entre toutes les parties prenantes. Il met en garde contre les risques d'escalade des tensions et souligne l'importance de trouver des solutions pacifiques et durables pour la stabilité de l'archipel.

Un an après l’attentat survenu à la cité scolaire Gambetta-Carnot d’Arras, une cérémonie en hommage à Dominique Bernard est prévue le dimanche 13 octobre sur une place centrale de la ville. Cette cérémonie se déroulera en présence des ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de l’Éducation nationale Anne Genetet.

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