Grève spontanée en Corse bloque aéroports et ports, tensions entre l’Etat et élus locaux

En Corse, une grève spontanée bloque les aéroports et les ports sur fond de tensions entre l'Etat et les élus locaux
          Plusieurs centaines de voyageurs se sont ainsi retrouvés sur le carreau, ne pouvant prendre ni le bateau ni l'avion pour quitter l'île.

De nombreux voyageurs se sont retrouvés bloqués sur l’île, incapables de quitter leur lieu de vacances en raison de l’annulation des vols et des trajets en bateau.

L’île de beauté confrontée à une paralysie

Une divergence de point de vue entre la Collectivité de Corse et l’État concernant la gestion des ports et aéroports de Corse a provoqué la colère de Gilles Simeoni, figure influente de l’île, le jeudi 4 octobre. En conséquence, les quatre aéroports et les six ports de l’île ont été bloqués par un mouvement social spontané mené par le Syndicat des travailleurs corses (STC). Plusieurs centaines de voyageurs se sont retrouvés bloqués sur l’île, nécessitant une prise en charge par la préfecture de Haute-Corse qui a mis en place un gymnase pour les passagers restés à l’aéroport de Bastia.

Une « incompréhension » selon le ministre

Lors d’une réunion jeudi matin, un représentant du préfet de Corse a exprimé des réticences quant à la création de deux syndicats mixtes ouverts (SMO) portuaire et aéroportuaire d’ici la fin de l’année. Ces syndicats devaient accorder des concessions à la chambre de commerce et d’industrie pour qu’elle puisse continuer à gérer les ports et aéroports de l’île à partir du 1er janvier 2025, ce qui a soulevé des doutes quant à un possible contournement de l’appel d’offres prévu pour tout marché public.

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Face à ces interrogations, le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, a vivement réagi en qualifiant cette situation de « déclaration de guerre » et en affirmant qu’il n’y aura pas de groupes internationaux pour gérer les ports et les aéroports de Corse. En réponse, le préfet Amaury de Saint-Quentin a précisé à l’AFP que l’État n’était pas opposé à la gestion des ports et aéroports corses par des syndicats mixtes ouverts et qu’il n’avait pas l’intention de confier cette gestion à des groupes privés, contrairement aux déclarations de Gilles Simeoni.

Le nouveau ministre des Transports, François Duvovray, a également réagi en appelant à rétablir le dialogue entre le préfet de Corse et la collectivité locale, estimant qu’il y a peut-être eu une incompréhension lors d’une réunion.

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