Stellantis s’oppose au report des règles européennes sur les émissions de CO2

Automobile : le patron de Stellantis s'oppose à un report des règles européennes sur les émissions de CO2
          Alors que le marché des voitures électriques n'est pas au meilleur de sa forme, un lobby européen a demandé un report de deux ans des objectifs CO2 prévus en 2025. Carlos Tavares, PDG de Stellantis, s'y est vivement opposé dimanche.

Un groupe de pression européen a récemment plaidé en faveur d’un report de deux ans des objectifs en matière d’émissions de CO2 pour 2025, face à la situation difficile du marché des voitures électriques. Cette demande a été fermement rejetée par Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, lors d’une déclaration dimanche.

Le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, a critiqué le fait de vouloir changer les règles européennes sur les émissions de CO2. Il a exprimé son opinion lors du concours d’élégance automobile de Chantilly, en soulignant que les constructeurs automobiles devaient se conformer aux normes anti-pollution imposées par l’Europe à partir de 2025. Les amendes sévères encourues en cas de non-respect poussent les constructeurs à vendre davantage de modèles électriques, ce qui suscite des pressions de certains groupes, membres de l’ACEA, pour reporter cette échéance.

Carlos Tavares, qui a décidé de suivre sa propre voie depuis fin 2022, affirme que tout le monde était au courant des règles depuis longtemps et qu’il est temps de passer à l’action. Malgré les difficultés du marché des voitures électriques en raison de leur coût élevé, le PDG estime qu’il est trop tard pour faire machine arrière. Il met en avant la nécessité d’adapter l’offre à la demande actuelle et critique la rigidité des règles imposées par l’Europe.

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En tant que dirigeant d’un groupe franco-italo-américain issu de la fusion entre PSA-Peugeot-Citroën, Fiat et Chrysler, Carlos Tavares insiste sur le fait qu’il a joué le jeu malgré ses réticences initiales. Il souligne les conséquences sociales de la transition vers les véhicules électriques, tout en appelant la Commission européenne à assumer ses responsabilités. Selon lui, il est temps de reconnaître que la réalité a brisé les dogmes, et que l’industrie automobile doit désormais faire face aux défis de cette nouvelle ère.

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