La maladie connue sous le nom de « langue bleue » est caractérisée par différents symptômes tels que la montée de fièvre, des difficultés respiratoires, une langue pendante et même la perte des fœtus chez les animaux gestants.
Une nouvelle souche de la fièvre catarrhale ovine menace les troupeaux du nord de la France
Un premier foyer de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3, susceptible d’être mortel pour les moutons, a été identifié dans un élevage ovin de Marpent (Nord), selon les informations communiquées par la préfecture du Nord le mercredi 7 août. Ce foyer, confirmé le 5 août par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, constitue le premier cas en France de cette souche, la maladie étant jusqu’alors uniquement présente aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique, précise la préfecture.
La FCO, qui n’est pas transmissible à l’homme, est déjà présente en France avec les sérotypes 4 en Corse et 8 sur le territoire continental. Aussi connue sous le nom de « maladie de la langue bleue », elle se caractérise par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante et la perte des fœtus chez les femelles gestantes. La transmission de la FCO se fait d’un ruminant infecté à un animal sain via des insectes piqueurs. Cette maladie affaiblit les animaux, entraîne des pertes économiques et perturbe les échanges internationaux. Contrairement à la grippe aviaire, la détection de la FCO n’implique pas l’euthanasie des animaux.
Une vaccination « volontaire » mise en place
Suite à la détection de ce sérotype dans un foyer belge proche de la France, le ministère de l’Agriculture avait annoncé la semaine dernière la mise en place d’une zone régulée, allant du Pas-de-Calais à la Moselle, où les déplacements de bovins, chèvres et moutons sont soumis à des restrictions. Une campagne de vaccination « volontaire » sera proposée aux éleveurs et le vaccin sera fourni gratuitement par l’Etat, a déclaré le ministère lundi dernier.




