La famille qui avait recueilli un jeune sanglier près d’Arras se voit contrainte de prendre une décision difficile : euthanasier l’animal. En effet, la cour d’appel de Douai a tranché et ordonné cette mesure. Cette décision est forcément difficile à accepter pour la famille qui s’était attachée à l’animal sauvage. Après avoir pris soin de lui et lui avoir offert un refuge, il est désormais temps de dire adieu au jeune sanglier. C’est une situation déchirante pour la famille qui avait pris cette décision par compassion et amour des animaux.
Opposition à l’euthanasie de Toto le sanglier
Une pétition en ligne a recueilli plus de 40 000 signatures pour s’opposer à l’euthanasie de Toto, un jeune sanglier. Lancée le 12 juillet, cette pétition sur Change.org s’oppose à la décision de la Cour d’appel de Douai (Nord) de mettre fin à la vie de l’animal.
Toto a été découvert par une famille de Boiry-Becquerelle (Pas-de-Calais) à l’automne 2023, alors qu’il était attaqué par des chiens dans une forêt de l’Aisne. Après avoir été recueilli et soigné, le marcassin a été saisi par les autorités en raison de la loi interdisant la détention d’animaux sauvages chez soi. Le 12 juillet, la cour d’appel de Douai a ordonné l’euthanasie de Toto, invoquant des risques de dangerosité et de contagion de maladies, notamment pour des élevages porcins.
Un « enclos » à Charleville-Mézières
Face à cette décision, la famille a déposé un pourvoi en cassation, soutenue par des associations de défense des animaux. Le maire de Charleville-Mézières a également contesté la décision de la cour d’appel de Douai, proposant d’accueillir le marcassin dans le parc animalier de la ville.
Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, a expliqué avoir déposé ce recours car « la proposition que nous avons faite semble avoir été mal comprise : nous avons toujours dit que nous accueillerons l’animal dans un enclos séparé. »




