Délabrement des établissements scolaires en Seine-Saint-Denis : nouvelle grève le 22 avril, dénonce la CGT Educ’action

"Plan d'urgence" pour l'éducation : devant le ministère de l'Économie, les enseignants de Seine-Saint-Denis continuent la mobilisation
          Près de 150 professeurs, parents d'élèves et syndicalistes de Seine-Saint-Denis se sont à nouveau mobilisés vendredi devant le ministère de l'Économie, pour réclamer un "plan d'urgence" pour l'éducation.

Le personnel éducatif, les élèves et les parents d’élèves expriment leur mécontentement face à la situation alarmante de nombreux établissements scolaires dans le département. Les syndicats ont décidé d’organiser une nouvelle grève le 22 avril pour protester contre ces conditions de travail et d’apprentissage inacceptables.

Réunion entre l’intersyndicale et la ministre de l’Éducation

Zoé Butzbach, cosecrétaire générale de la CGT Educ’action en Seine-Saint-Denis, a exprimé sa déception après une réunion entre l’intersyndicale et la ministre de l’Éducation, Nicole Belloubet. Cette rencontre n’a pas abouti à des engagements concrets, selon elle. Depuis près de deux mois, élèves, parents d’élèves et personnels de l’éducation dénoncent l’état de délabrement de plusieurs établissements scolaires dans ce département. Un manque de moyens est également dénoncé, et une demande de « plan d’urgence » a été formulée. Les syndicats d’enseignants de Seine-Saint-Denis ont appelé à une nouvelle grève le lundi 22 avril, jour de la rentrée après les vacances de printemps.

Zoé Butzbach rapporte que la ministre a évoqué quelques moyens, jusqu’à 50 postes de surveillants, loin des 900 postes demandés par les syndicats. Elle souligne que les annonces de la ministre n’étaient que des effets d’annonce et ne répondent pas aux attentes. L’appel à la grève du 22 avril a été motivé par le manque de réponses concrètes du ministère.

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« C’est inquiétant et pas très sérieux »

Zoé Butzbach exprime son inquiétude quant au manque de réactivité du gouvernement après deux mois de mobilisation. Elle dénonce un mépris et estime que le gouvernement joue avec le feu dans un territoire sensible sur le plan de la justice sociale. Malgré l’ultimatum posé par la communauté éducative, la rentrée après les vacances de printemps est maintenue pour le lundi 22 avril. Cependant, l’appel à la grève pourrait être fortement suivi, selon les syndicalistes.

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