Lors de sa visite au sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne, le Premier ministre a fait une déclaration importante concernant les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale de sérotype 3. Il a annoncé la mise en place d’une enveloppe de 75 millions d’euros pour soutenir ces professionnels du secteur agricole. Cette mesure vise à aider les éleveurs à faire face aux conséquences de cette maladie qui affecte leurs troupeaux. Cette annonce démontre l’engagement du gouvernement à soutenir et protéger les éleveurs français dans des moments difficiles.
Le Premier ministre s’est rendu vendredi 4 octobre auprès des éleveurs confrontés à une crise sanitaire lors du Sommet de l’élevage à Cournon, près de Clermont-Ferrand. Michel Barnier a annoncé des mesures concernant les aides, notamment pour la filière ovine.
Une enveloppe de 75 millions d’euros a été allouée aux éleveurs de brebis pour faire face à la fièvre catarrhale ovine, également connue sous le nom de « maladie de la langue bleue », qui se propage dans les élevages du nord de la France et entraîne une forte mortalité parmi les troupeaux de moutons et de brebis depuis l’été. Ces fonds sont destinés à répondre à l’apparition du FCO 3, une souche émergente de la maladie qui n’est pas prise en compte dans les financements actuels. Par ailleurs, la vaccination gratuite contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 sera étendue à l’ensemble du territoire français.
Malgré ces annonces, les éleveurs expriment une satisfaction mitigée, réclamant une aide financière plus importante pour faire face à la FCO 3, soit 150 millions d’euros, ainsi qu’un soutien pour lutter contre une autre forme de la maladie, la FCO 8, pour laquelle aucune mesure spécifique n’a encore été annoncée.
Le Premier ministre a souligné que ces aides sont octroyées dans un contexte budgétaire difficile, appelant à une réduction des dépenses publiques pour éviter une crise financière. Il a également évoqué la mise en place de prêts garantis par l’État pour les exploitations agricoles en difficulté.
Michel Barnier a également annoncé des mesures visant à simplifier les procédures administratives et à lutter contre les contradictions, telles que l’extension du délai pour les travaux d’épandage jusqu’au 15 novembre en raison des conditions climatiques. Il a également évoqué la reprise du travail parlementaire sur le projet de loi d’orientation agricole, qui sera envoyé au Sénat en janvier après avoir été réécrit suite à la crise de l’hiver dernier.




