24 septembre en Nouvelle-Calédonie : deuil et fête sous haute surveillance

Reportage



  

    
      
    
      

  

  
    Nouvelle-Calédonie : jour de deuil pour les uns, fête patriotique pour les autres, un 24 septembre sous très haute surveillance dans l'archipel
          En ce 24 septembre sur le Caillou, les uns dénoncent l'anniversaire de la prise de possession du territoire par la France au XIXe siècle, tandis que les autres la célèbrent. Policiers et gendarmes sont présents massivement sur le terrain pour éviter une nouvelle flambée de violence à l'occasion de cette date très symbolique.

Le 24 septembre en Nouvelle-Calédonie, les avis sont partagés quant à la commémoration de la prise de possession de l’île par la France au XIXe siècle. Certains la dénoncent comme un symbole de colonisation et d’oppression, tandis que d’autres la célèbrent comme un événement fondateur de l’histoire de l’archipel. Les forces de l’ordre sont fortement mobilisées pour prévenir tout risque de troubles ou d’affrontements à l’occasion de cette journée chargée en émotions et en tensions.

Le 24 septembre en Nouvelle-Calédonie, est une journée redoutée par les autorités, qui ont décidé de placer l’archipel sous haute surveillance avec des milliers de policiers et gendarmes mobilisés. Cette date marque l’anniversaire de la prise de possession de l’archipel par la France en 1853, un jour de deuil pour les Kanaks. La crainte d’un nouveau soulèvement, similaire à celui de mai dernier, où les manifestations indépendantistes ont dégénéré en émeutes et pillages, plane sur cette journée.

La situation est actuellement sous contrôle, selon le Haut-Commissariat de la République. Quelques tensions sont parfois palpables dans certains quartiers aux abords de Nouméa, mais sont rapidement maîtrisées par les forces de l’ordre, fortement déployées. Près de 6 000 gendarmes et policiers sont présents sur le terrain, et les tensions sont bien moins importantes qu’en mai dernier.

Ce 24 septembre, les drapeaux kanaks étaient visibles partout, accrochés aux balcons, aux voitures ou brandis fièrement par les militants. Les loyalistes, plus discrets, ont également montré leur présence, avec la Marseillaise diffusée sur une radio locale à midi. Certains ont répondu à un appel sur les réseaux sociaux pour afficher leur patriotisme. Dans le centre-ville de Nouméa, quelques personnes ont agité le drapeau tricolore en criant « Vive la France! » et revendiquant leur droit d’être français.

Pendant ce temps, les forces de l’ordre sont actives sur le terrain, comme à Dumbea, une ville fortement touchée par les émeutes. Des commerces ont été incendiés, laissant des traces des violences passées. Le calme règne pour l’adjudant-chef Thin et son équipe, malgré quelques feux de poubelles et de mobilier sur la route.

Le magasin Decathlon et le restaurant Mc Donald’s ont également été incendiés. Pour les forces de l’ordre, c’est un jeu du chat et de la souris, avec des jeunes s’en prenant aux autorités. La présence massive des forces de l’ordre a permis de maintenir le contrôle, contrairement à ce qui s’était passé en mai.

La vigilance reste de mise, car la jeunesse kanake est toujours en colère et demande le retrait du projet de loi sur le dégel du corps électoral, à l’origine des violences il y a quatre mois. La Nouvelle-Calédonie vit dans un climat d’insécurité inédit depuis près de quatre décennies.

Retour en haut