Charlie Dalin est en tête de la course lors de la navigation vers le nord de l’Atlantique, cependant, il doit rester vigilant tout comme les autres compétiteurs pour ne pas commettre d’erreurs dues à la fatigue.
Cinquante-six jours en mer, des conditions météorologiques difficiles et des hallucinations. Pour Clarisse Crémer et les autres concurrents du Vendée Globe, la fatigue et la solitude commencent à se faire sentir alors qu’ils remontent l’Atlantique en direction de l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Les leaders, Charlie Dalin et Yoann Richomme, ont franchi l’équateur le dimanche 5 janvier.
La lutte pour rester en tête tout en gérant la fatigue et la nécessité de se reposer n’est pas une tâche facile pour les skippers. Le manque de sommeil, l’effort physique intense, le manque de nourriture et de ressources cognitives, ainsi que l’absence de soutien physique peuvent entraîner une perte de lucidité, comme l’a souligné Yves Lambert, un des médecins chargés de surveiller la santé des skippers.
Clarisse Crémer a partagé son expérience d’hallucinations liées à la fatigue, où elle avait l’impression d’être en Auvergne en train de monter et descendre des collines. Ce manque de lucidité peut avoir des conséquences dangereuses en mer, comme une chute de performance, des erreurs d’inattention ou même des accidents.
Benjamin Ferré a également fait part de son expérience d’erreur due à la fatigue, soulignant que la moindre inattention peut avoir des conséquences graves lors de cette course exigeante. Avec une différence de seulement 128 milles nautiques entre le leader actuel et son poursuivant, chaque erreur peut être fatale dans cette compétition où chaque seconde compte.




