Vendée Globe : Antoine Cornic fête son anniversaire seul avec des cadeaux

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    Interview



  

    
      
    
      

  

  
    "J'ai des petits cadeaux qui sont prévus" : en plein Vendée Globe, le skipper Antoine Cornic va fêter son anniversaire seul sur son bateau
          Les concurrents du Vendée Globe ont passé les fêtes en solitaire à bord de leur bateau. Certains célèbrent même leur anniversaire pendant la course, comme Antoine Cornic, qui aura bientôt 45 ans.

Les participants de la course du Vendée Globe ont célébré les fêtes de fin d’année en solitaire sur leur voilier. Il y a même des marins qui ont eu l’occasion de célébrer leur anniversaire en pleine compétition, à l’instar d’Antoine Cornic qui va bientôt souffler ses 45 bougies.

Le rêve d’Antoine Cornic en train de se réaliser

Antoine Cornic, de Human Immobilier, voit enfin son rêve se concrétiser après 20 ans de préparation. Il s’agit du Vendée Globe, une course autour du monde en solitaire et sans escales.

Une aventure personnelle dans le Pacifique Sud

Actuellement en mer dans le Pacifique Sud, Antoine Cornic célèbre son 45e anniversaire en solitaire sur son bateau, loin des autres concurrents. Il a accepté de répondre aux questions de franceinfo sur son expérience.

franceinfo : Comment allez-vous célébrer votre anniversaire en mer ?

Antoine Cornic : J’ai prévu quelques petits cadeaux qui étaient dans mon sac de Noël. Ce sera rapide : j’ouvrirai deux ou trois choses, et c’est tout ! Ce n’est pas très important pour moi. Même si j’aime festoyer en famille ou avec des amis, célébrer seul n’est pas essentiel. L’important pour moi est de boucler ce tour du monde et de revenir heureux. Ce sera mon plus beau cadeau d’anniversaire.

Après près de deux mois en mer, comment se porte le moral ?

Mon moral est bon car je suis toujours en course malgré les difficultés rencontrées. Étrangement, la terre ne me manque pas. Bien sûr, ma famille, mes enfants, ma femme et mes amis me manquent. Mais je suis heureux en mer, j’essaie d’en profiter au maximum. C’est une expérience incroyable de faire ce tour du monde, et je veux rentrer avec des étoiles plein les yeux.

Des moments difficiles depuis le départ ?

La perte de ma première voile n’était pas grave, mais quand j’ai cassé le rail de la grand-voile, j’ai vécu un moment mentalement difficile, la peur de l’abandon. Il a fallu que je me déroute vers l’île de Saint-Paul, dans le sud de l’océan Indien, pour réparer. Il a fallu rester concentré, calme et trouver des solutions pour éviter les écueils. La route est encore longue et il y aura d’autres moments compliqués à affronter.

La longueur du temps en mer

Actuellement bloqué entre un anticyclone et des dépressions, le temps semble s’étirer pour Antoine Cornic. Normalement, la navigation autour du monde se fait avec le vent dans le dos, mais ce n’est pas le cas ici. Les concurrents derrière lui avancent plus vite, tandis que lui est pris dans une météo difficile. Le temps semble long et monotone.

Malgré le froid, Antoine Cornic reste à l’intérieur, lit un livre et essaie de faire des microsiestes pour garder le moral. Il se fixe des objectifs à court terme pour ne pas se laisser abattre en pensant aux premiers qui sont sur le point d’arriver dans deux semaines.

Qu’est-ce qui vous manque le plus en mer ?

Étrangement, le corps humain s’adapte : quand on n’a rien, on n’a pas envie de grand-chose. Antoine Cornic apprécie son confort à bord, mais avoue qu’une bonne douche chaude lui manque. Malgré tout, il s’est habitué à sa routine à bord et ne ressent pas un manque particulier.

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