Le fabricant de pièces automobiles compte environ 110 000 employés dans le monde, dont environ 14 000 en France, ce qui en fait le deuxième pays en termes d’effectifs après la Chine. La date à laquelle ces suppressions d’emplois auront lieu n’a pas encore été précisée par le groupe.
Impact sur les sites français de Valeo
Valeo a récemment annoncé sa décision de supprimer des postes en France, affectant ainsi huit de ses sites dans le pays. Les conséquences varient d’un site à l’autre, avec des fermetures totales pour des sites comme La Suze-sur-Sarthe et La Verrière, tandis que d’autres sites comme l’Île-d’Abeau verront leurs effectifs considérablement réduits.
Au total, 868 postes sont concernés, avec 694 licenciements et 174 départs volontaires. La direction de l’entreprise prévoit des mesures de reclassement pour les salariés impactés, en proposant des solutions sur d’autres sites du groupe situés à proximité. Pour le moment, les sites à l’étranger ne sont pas touchés par cette décision.
Une activité en baisse
Comme d’autres grandes entreprises du secteur telles que Michelin, Ford ou Bosch, Valeo subit les conséquences de la chute des ventes en Europe. Spécialisé dans les systèmes électroniques et d’éclairage, l’équipementier est également affecté par la lenteur de l’électrification des véhicules, avec de nombreux reports de lancements de nouvelles productions par les constructeurs. Cette situation avait déjà conduit le groupe à réviser à la baisse son objectif de chiffre d’affaires pour l’année 2024.
Vers une série noire ?
Outre Valeo, d’autres entreprises du secteur automobile font face à des difficultés. Par exemple, l’Usine Dumarey-Powerglide à Strasbourg va réduire ses effectifs suite à la perte d’un client important. À Caudan, la situation de l’ex-fonderie de Renault suscite des inquiétudes parmi les salariés, illustrant les défis auxquels le secteur est confronté.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, souligne qu’environ 250 plans de licenciements sont en préparation dans l’industrie. Bien que la réduction des coûts soit nécessaire, les syndicats estiment qu’il est crucial de ne pas sacrifier des emplois et de préserver l’avenir de l’industrie automobile. Face à une conjoncture économique de plus en plus difficile, chacun doit jouer son rôle pour trouver des solutions durables.




