Tourisme en Normandie : inquiétudes des professionnels face au mauvais temps

Reportage



  

    
      
    
      

  

  
    "Quand il pleut, on n'a pas envie de réserver des vacances" : en Normandie, les professionnels du tourisme s'inquiètent du mauvais temps
          Le mauvais temps de ce début d'été a des conséquences très directes pour les professionnels du tourisme, comme à Etretat et Le Havre en Normandie.

Les intempéries de ce début de saison estivale ont un impact significatif sur l’activité des acteurs du secteur touristique, notamment à Etretat et au Havre en Normandie.

Le phénomène de la « goutte froide » perturbe le printemps et le début de l’été en France

Le printemps et le début de l’été ont été marqués par un temps maussade sur une grande partie de la France. Cette situation est attribuée à la présence d’une « goutte froide », une masse d’air froid en altitude qui s’est installée près de l’hexagone au mois de mai, entraînant des averses et des températures fraîches pour la saison. En Normandie, cette météo défavorable en juin et début juillet suscite des inquiétudes chez les professionnels du tourisme. La fréquentation est en baisse, impactant le moral des commerçants, notamment à Etretat et au Havre.

Le directeur du camping Abijune, Guillaume Jullien-Hallot, constate l’impact direct de la météo sur son activité : une journée ensoleillée se traduit par dix réservations le soir, tandis qu’une journée de pluie n’engendre que deux réservations. Cette baisse de fréquentation est également observée au Havre, où Eric Baudet, directeur de la communication de l’office du tourisme, constate une diminution de 18% de la fréquentation par rapport à l’année précédente.

Des prévisions incertaines pour le mois de juillet

Au Havre, les conditions météorologiques défavorables ont un impact sur les activités nautiques, avec une baisse de 15 à 20% des réservations par rapport à l’année précédente. Les professionnels espèrent une amélioration pour la suite de la saison estivale, notamment en septembre. En effet, si le mois d’août permet de limiter les dégâts, il est peu probable qu’il compense les pertes enregistrées en juin et juillet. Certains envisagent déjà de développer de nouvelles activités en hiver pour pallier la baisse d’activité estivale.

En conclusion, la météo capricieuse de ce printemps et début d’été a un impact significatif sur le tourisme en Normandie, avec des professionnels du secteur qui espèrent une amélioration rapide de la situation afin de limiter les pertes économiques.

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