La période d’essai devrait se poursuivre jusqu’au mois de mars. Le coût total du projet s’élève à 114 millions d’euros.
La ville de Paris pourrait être confrontée à un scénario catastrophe en cas d’inondation majeure, avec la Tour Eiffel les pieds dans l’eau, le Louvre transformé en piscine et la gare de Lyon hors-service. Pour éviter ce scénario, les autorités mettent en place des dispositifs anti-crue le long de la Seine. Un de ces dispositifs, unique en son genre, est testé depuis le 13 janvier à la limite des départements de l’Yonne et de la Seine-et-Marne.
Ce dispositif consiste à pomper l’eau de la Seine pour abaisser son niveau. Les huit pompes installées en bord de Seine ont été activées pour la première fois. Ce système appelé « casier pilote » permettrait de retenir un volume d’eau équivalent à 4 000 piscines olympiques, abaissant ainsi le niveau de la Seine d’environ 15 centimètres en cas de risque majeur. Ce dispositif, associé aux quatre grands lacs réservoirs de Champagne et du Morvan, vise à réguler le fleuve.
Cependant, pour les riverains, ce dispositif représente une contrainte, car l’eau n’est pas stockée dans un bassin artificiel mais est déversée dans une vaste zone humide. Les habitants qui apprécient cet environnement de promenade doivent évacuer la zone lorsque le dispositif est en cours d’utilisation. Les propriétaires de parcelles inondées seront indemnisés et leur terrain remis en état une fois la zone vidée. Les animaux sauvages présents sur ces terrains doivent également évacuer.
Malgré ce dispositif, il ne pourra pas empêcher complètement une inondation centennale à Paris. En effet, en cas d’une crue exceptionnelle comme celle de 1910, la capitale serait inondée. La prise de conscience du risque d’inondation reste faible parmi la population, malgré les crues importantes de 2016 et 2018.




