Les avis de taxe foncière vont bientôt être envoyés aux 33 millions de propriétaires français, et pour l’année 2024, ces derniers devront faire face à une augmentation des tarifs.
Une légère augmentation de la taxe foncière en 2024
La taxe foncière est calculée en fonction des valeurs locatives indexées sur l’inflation de l’année précédente, soit de 2023. Cette année, l’inflation a été élevée, ce qui entraîne une augmentation minimale des taxes foncières, peu importe l’emplacement du bien immobilier. Cette hausse automatique sera de 3,9%, ce qui est inférieur à l’année précédente où la taxe foncière était basée sur l’inflation de 2022, année où elle avait atteint son plus haut niveau avec une revalorisation de 7,1%.
En 2024, la hausse nationale de la taxe foncière est d’environ 4%, fixée par l’État, sauf si la commune a décidé d’augmenter le taux pour cette année. Les maires ont également la possibilité de décider d’augmenter la taxe foncière. En 2023, certaines communes ont déjà augmenté significativement cette taxe, avec une augmentation de 52% à Paris et de 25% à Grenoble.
Les élus justifiaient cette hausse par la nécessité de trouver des fonds pour faire face à l’augmentation des prix, en particulier ceux de l’énergie. Certains affirmaient également qu’il fallait compenser la perte de revenus liée à la suppression de la taxe d’habitation, même si le gouvernement avait prévu une compensation.
Des augmentations variées en 2024
Selon une enquête annuelle réalisée par le cabinet d’étude Finances et Stratégies Locales, 81% des grandes villes ont maintenu les mêmes taux qu’en 2023 ou n’ont pas dépassé les 3,9% fixés par l’État pour l’année 2024.
Cette année, la ville de Nice détient la palme de la plus forte hausse de la taxe foncière, avec une augmentation de 19%. Les hausses sont également de 16% à Saint-Priest, 14% à Saint-Étienne, 9% à Meaux et 3% à Bayonne. Il est important de rappeler que la taxe foncière doit être réglée avant la mi-octobre.




