Suppression d’un deuxième jour férié : débat au Parlement, opposition de la CGT

Travail : vers la suppression d’un deuxième jour férié ?
          Après l’instauration de la journée de solidarité en 2003, les sénateurs souhaiteraient la mise en place d’une seconde journée de travail non rémunérée, qui pourrait générer 2,4 milliards d’euros. Alors que la mesure pourrait être débattue au Parlement prochainement, la CGT ne l’entend pas de cette oreille.

En 2003, une journée de solidarité a été mise en place, et les sénateurs envisagent maintenant la création d’une deuxième journée de travail non rémunérée. Cette nouvelle mesure pourrait rapporter jusqu’à 2,4 milliards d’euros. Cependant, la CGT s’oppose fermement à cette proposition et ne souhaite pas voir cette idée débattue au Parlement dans un avenir proche.

Débat autour de la journée de solidarité

Dans une société d’investissement, la question de travailler une journée sans salaire divise les opinions. Depuis deux décennies, tous les actifs français travaillent un jour supplémentaire sans être rémunérés, dans le cadre de la journée de solidarité mise en place suite à la canicule de 2003. Récemment, un rapport publié par des sénateurs a recommandé la création d’une deuxième journée de solidarité pour financer la branche autonomie, notamment les Ehpad qui rencontrent actuellement des difficultés, estimant que cela pourrait rapporter 2,4 milliards d’euros.

La sénatrice Union centriste du Pays de la Loire, Élisabeth Doineau, soutient cette proposition, y voyant une mesure d’égalité entre tous les citoyens. Cependant, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’oppose à cette idée, arguant que les salariés ont déjà fait des sacrifices, notamment avec la réforme des retraites. Malgré l’opposition de certains syndicats, la mesure est soutenue par le ministre du Budget et le ministre de l’Économie, et pourrait bientôt être discutée au Parlement.

Il semble donc que le débat autour de la journée de solidarité ne soit pas prêt de s’éteindre, la question de la rémunération des jours travaillés restant au cœur des préoccupations des actifs français.

Retour en haut