La présidente de la région Occitanie, membre du parti socialiste, s’est exprimée vivement contre une décision qu’elle juge injuste et qualifie de « retard significatif pour le développement des moyens de transport respectueux de l’environnement ». En effet, elle a été informée par le ministre de l’Économie, Éric Lombard, que le projet d’instaurer un versement mobilité pour les Régions était remis en question.
La présidente de la région Occitanie se retire de la visite officielle de la ministre de la Transition écologique
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, membre du parti socialiste, a décidé d’annuler sa participation à la visite officielle de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, qui était prévue le jeudi 16 janvier à Toulouse. En plus de cela, Carole Delga a également retiré la région de la COP Occitanie, des ateliers organisés par l’État dans chaque département, visant à contribuer à la feuille de route régionale pour s’adapter au changement climatique, avec des objectifs fixés à horizon 2030.
La présidente de la région Occitanie a exprimé son mécontentement face à la remise en cause du versement mobilité, une contribution financière obligatoire pour les employeurs destinée à financer les transports publics locaux. Dans un communiqué, Carole Delga a déclaré avoir appris la remise en cause de cet engagement par le gouvernement actuel, une décision qu’elle juge contraire au travail mené depuis l’automne dans le cadre du projet de loi de finances 2025, validé en décembre par le Sénat. Selon elle, cette mesure n’est que l’application de ce qui existe déjà pour les transports en Région Île-de-France.
Un coup d’arrêt au développement des transports urbains
Carole Delga a qualifié cette décision de « coup d’arrêt » au développement des transports urbains, pointant du doigt l’absence de concertation, l’impasse et le recul majeur pour l’avenir des mobilités décarbonées. Elle regrette que cette décision entrave la création de nouveaux services ferroviaires, l’achat de rames de train et le développement des infrastructures nécessaires à la construction des RER métropolitains. La présidente de la région Occitanie invite le gouvernement à reconsidérer sa décision et à soutenir le développement des transports publics locaux.




