Certains sportifs auront la possibilité de participer aux compétitions sous une bannière neutre, à condition qu’ils ne soient pas liés à l’armée ou qu’ils n’aient pas exprimé publiquement leur soutien au conflit en Ukraine.
Le nombre d’athlètes russes pouvant concourir sous bannière neutre lors des Jeux Olympiques de Paris reste incertain à quatre mois des épreuves. Une certitude cependant : ils ne défileront pas lors de la cérémonie d’ouverture le 26 juillet. Le CIO a annoncé que les sportifs engagés à titre individuel ne pourront pas parader, mais auront la possibilité de vivre l’événement.
Cette édition des Jeux marquera une diminution significative du contingent russe. Aux Jeux Olympiques de Tokyo, 330 athlètes russes étaient inscrits dans une trentaine de disciplines, participant déjà sous une bannière neutre pour sanctionner les infractions du système sportif russe aux règles antidopage. Pour Paris, seulement entre 36 et 55 athlètes russes devraient être présents, selon les estimations du CIO.
Trois règles majeures ont été établies par l’instance olympique en décembre. Les équipes collectives russes et biélorusses ont été exclues, tout comme les athlètes sous contrat avec l’armée ou des agences de sécurité nationales. De plus, tout sportif ayant publiquement soutenu l’invasion de l’Ukraine sera exclu des compétitions, conformément à la mission de paix du mouvement olympique.
Un comité composé de trois membres statuera sur la qualification des athlètes individuels neutres dans les prochaines semaines. Des cas comme celui de Maksim Khramtsov, médaillé d’or de taekwondo à Tokyo, ou de Vladislav Larine, suscitent des interrogations sur leur participation, en raison de leurs actions ou déclarations en lien avec l’invasion de l’Ukraine.
Certaines fédérations internationales ont déjà pris des mesures, comme la suspension du nageur russe Evgeny Rylov pour neuf mois après sa participation à un rassemblement politique. Certains athlètes russes et biélorusses, accusés de soutenir l’invasion de l’Ukraine, sont surveillés de près par le ministère des Sports ukrainien, qui estime qu’ils ne devraient pas pouvoir concourir à Paris.




