Skippeurs Vendée Globe face aux blessures : comment ils font face sans assistance ?

Vendée Globe : comment les skippeurs, privés d'assistance, font-ils face aux blessures et douleurs du quotidien ?
          Clarisse Crémer s'est bloquée le dos et l'épaule, lundi. Mais elle poursuit la course "gavée d'ibuprofène et de paracétamol" alors qu'elle remonte l'Atlantique.

Clarisse Crémer a ressenti des douleurs au dos et à l’épaule lundi, mais malgré cela, elle continue sa course en prenant des médicaments tels que de l’ibuprofène et du paracétamol, tout en remontant l’Atlantique.

Clarisse Crémer, navigatrice de L’Occitane en Provence, rencontre des problèmes physiques importants en pleine course du Vendée Globe. Après avoir souffert d’hallucinations et s’être bloquée le cou et l’épaule gauche, elle exprime sa vulnérabilité et sa souffrance dans une vidéo. Pensant à une douleur musculaire due à un manque d’hydratation, Clarisse a pris des médicaments pour continuer sa route en Atlantique.

Les marins en course ont accès à une équipe médicale disponible 24h/24 pour des consultations à distance. Maxime Sorel, contraint à l’abandon après une blessure à la cheville, a bénéficié de conseils médicaux réguliers pour gérer sa situation. Les skippers doivent être autonomes à bord et peuvent réaliser des gestes médicaux simples ou plus complexes, comme des sutures ou des perfusions intraveineuses.

Avant le départ, les navigateurs reçoivent une formation médicale obligatoire pour savoir réagir en cas de blessure. Chaque marin dispose d’une pharmacie standardisée, établie par la Fédération française de voile, pour gérer les problèmes de santé en mer. Ils peuvent également ajouter leurs propres médicaments à la pharmacie, sous contrôle médical.

Après 57 jours de mer, la plupart des skippers ont déjà eu recours aux médecins de la course. Certains, ayant leur propre équipe médicale, ont également été suivis pour s’assurer de leur bonne santé. Cependant, les diagnostics et les remèdes restent limités en pleine mer, et les marins doivent parfois faire preuve d’auto-médication pour continuer la course. Les skippeurs en mer peuvent parfois rencontrer des problèmes de santé qui les empêchent de contacter l’assistance médicale en cas d’urgence. Cela peut poser un problème car l’assistance médicale ne peut pas être alertée si le skippeur est incapable de le faire. De plus, même si le staff médical de la course pense qu’un skippeur devrait s’arrêter, il ne peut pas obliger le concurrent à abandonner. Maxime Sorel, par exemple, a préféré se fier à son propre staff médical et en particulier à sa naturopathe, soulignant que la collaboration entre les deux équipes permet de prendre les bonnes décisions.

Cependant, il y a des pathologies qui ne peuvent pas être prises en charge par les skippeurs, comme une commotion cérébrale par exemple, comme le souligne la médecin de course. Dans le cas de Maxime Sorel, les anti-inflammatoires n’ont pas suffi à soulager ses douleurs à la cheville. Des examens réalisés à terre ont révélé une rupture partielle de trois ligaments de sa cheville, un diagnostic qui ne pouvait pas être fait depuis le bateau car seule l’imagerie médicale pouvait le confirmer. C’est pourquoi les médecins de course ne peuvent que donner des conseils aux marins en mer, comme le conclut Maxime Sorel, originaire de Saint-Malo.

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