Selon le PDG de Total, Patrick Pouyanné, il est extrêmement difficile d’investir en France, qualifiant même la situation d' »un enfer ». Cette déclaration a été reprise et analysée par Isabelle Patrier, qui met en lumière les obstacles et les complexités auxquels sont confrontés les investisseurs dans le pays. Selon elle, la lourdeur administrative et fiscale, ainsi que les réglementations contraignantes, rendent l’investissement en France particulièrement difficile. Ces propos soulignent les défis auxquels sont confrontées les entreprises qui souhaitent investir dans l’Hexagone et mettent en lumière la nécessité de réformes pour rendre le climat des affaires plus attractif.
« Simplifier le millefeuille administratif pour accélérer la décarbonation », selon la directrice France de TotalEnergies
Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies, a déclaré mardi 17 décembre sur France Bleu Nord qu’il était nécessaire de simplifier le millefeuille administratif pour accélérer le processus de décarbonation. Lors d’un congrès la semaine précédente, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, avait lui-même affirmé que « c’était l’enfer d’investir en France ».
Isabelle Patrier a repris les propos de Patrick Pouyanné en soulignant l’importance de la loi d’accélération votée pour favoriser la transition énergétique en France. Malgré cela, elle constate que le rythme des investissements dans les énergies renouvelables a ralenti depuis l’adoption de cette loi.
Selon la directrice France de TotalEnergies, la production d’énergies renouvelables a été divisée par deux depuis l’entrée en vigueur de la loi d’accélération. Cette situation a conduit à un ralentissement général dans le secteur, malgré les efforts déployés.
Une démarche complexe pour les énergies renouvelables en France
Isabelle Patrier souligne que les procédures en France pour la mise en place de fermes solaires, éoliennes ou hydroélectriques sont particulièrement contraignantes. Elle compare, par exemple, le nombre de permis nécessaires pour une ferme solaire en France (14) à celui d’autres pays, ce qui rend le processus moins attractif pour les investisseurs.
TotalEnergies affiche cependant sa détermination à respecter ses engagements en matière de décarbonation. L’entreprise vise une part croissante d’électricité dans sa production, passant de 6% en 2020 à 20% en 2030 et 50% en 2050. Isabelle Patrier affirme que ces objectifs seront atteints grâce à des investissements importants dans les énergies bas carbone, notamment dans le secteur de l’électricité.
Elle souligne que TotalEnergies dispose déjà d’une capacité installée en énergies renouvelables équivalente à la moitié du parc nucléaire français, avec 25 gigawatts de puissance installée, dont deux gigawatts en France. Cependant, elle reconnaît que d’autres pays parviennent à développer plus rapidement ces capacités, mettant en lumière les défis spécifiques rencontrés en France.




