Sauvegarde de la culture flamande : les habitants des Flandres se mobilisent

Dans les Flandres, les habitants tentent de sauver leur culture
          Le flamand occidental n'est plus parlé aujourd'hui que par 40 000 Français. Beaucoup de Flamands français tentent de se reconnecter à leur héritage familial, par la langue et la gastronomie. Rencontre avec ceux qui font vivre la culture flamande.

Seulement 40 000 Français parlent encore le flamand occidental de nos jours. De nombreux Flamands français cherchent à renouer avec leurs racines familiales à travers la langue et la cuisine. Nous avons rencontré ceux qui s’efforcent de maintenir vivante la culture flamande.

Une langue menacée résonne toujours dans les radios des Flandres

Entre Lille et Dunkerque, une langue en voie de disparition continue de résonner dans les radios des Flandres. Les habitants de cette région, soucieux de préserver leur langue, le flamand, s’efforcent de la maintenir vivante à travers les ondes. Chaque mois, des professeurs de flamand occidental, une langue proche du néerlandais, prennent la parole pour s’adresser aux auditeurs. Pour eux, il est crucial de perpétuer cet héritage linguistique. « C’est la langue de nos ancêtres, de mes parents, de mes grands-parents », explique fièrement l’un des enseignants.

« On nous demandait de parler français »

Depuis les années 1950, la transmission de la langue flamande s’est progressivement interrompue. Aujourd’hui, seuls 40 000 Français parlent encore le flamand occidental, principalement des personnes âgées. Maurice, 77 ans, se rappelle : « Entre nous, les enfants, on nous demandait de parler français. » Longtemps dévalorisé, le flamand suscite un intérêt croissant ces dernières années. Il est désormais enseigné dans une douzaine d’écoles, et la plupart des cours pour adultes affichent complet.

Dans les Flandres, certains choisissent d’apprendre le néerlandais, une langue plus répandue parlée dans toute la Belgique. Cependant, Riquier Thévenin préfère continuer à cultiver du houblon flamand.

Regardez l’intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus.

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