Depuis un siècle et demi, à Saint-Bonnet-près-Riom, une tradition locale voit les jeunes du village célébrer leur passage à l’âge adulte en prenant part au jeu du cou de l’oie, une pratique qui implique l’arrachage de têtes d’animaux déjà décédés. Malheureusement, cette coutume a récemment été remise en question par une association de protection des animaux, qui a décidé de saisir la justice pour faire cesser cette pratique jugée cruelle et inacceptable.
Une pratique controversée lors de la fête patronale à Saint-Bonnet-près-Riom
La petite commune de Saint-Bonnet-près-Riom, située dans le Puy-de-Dôme et comptant 2 200 habitants, se prépare activement pour sa fête patronale. Au programme, un défilé de chars et, le dimanche 22 septembre, le jeu du cou de l’oie. Cette tradition, cependant, fait aujourd’hui l’objet de vives controverses.
Le jeu consiste en ce que les jeunes garçons de 18 ans, sur un cheval, arrachent chacun leur tour le cou d’un animal mort suspendu à une corde. Cette pratique est censée symboliser l’entrée dans l’âge adulte.
Une coutume ancienne défendue par les habitants
Les habitants interrogés par France Télévisions, qui sont très attachés à cette tradition, ne comprennent pas pourquoi elle est source de polémique. Une femme déclare que « la bête est morte, elle ne souffre pas« . Malgré les appels à l’interdiction de la fête, la préfecture n’a pas pris de mesure en ce sens. Le maire de la commune, Denis Rougeyron, souligne quant à lui l’ancienneté de cette pratique.
Malgré les critiques, le jeu du cou de l’oie devrait bel et bien avoir lieu, comme chaque année. Cependant, les images diffusées par des défenseurs de la cause animale ont provoqué une vague d’indignation.



