Recrutement saisonniers pour récoltes: difficulté en France, recours aux étrangers, pertes de production en Sarthe et Maine-et-Loire

Emploi : le difficile recrutement de saisonniers pour les récoltes
          Difficile de recruter de la main-d'œuvre en France pour les récoltes. Alors, les exploitants font de plus en plus appel à des étrangers, ou renoncent à une partie de leur production. Exemple dans la Sarthe et le Maine-et-Loire.

Le recrutement de travailleurs pour les récoltes en France est devenu un défi de taille. Face à cette difficulté, de nombreux exploitants agricoles se tournent de plus en plus vers la main-d’œuvre étrangère pour pallier au manque de bras, ou bien doivent tout simplement renoncer à une partie de leur production. C’est notamment le cas dans les départements de la Sarthe et du Maine-et-Loire, où la pénurie de main-d’œuvre locale pousse les agriculteurs à trouver des solutions alternatives pour mener à bien leurs récoltes.

La cueillette des fruits en Sarthe

Dès l’aube, les saisonniers se mettent au travail dans les vergers de la Sarthe. Parmi eux, on retrouve Philippe Jouatel, un ancien cuisinier à la retraite. « Cela me permet de gagner un peu d’argent pour partir en vacances« , explique-t-il. La maison Leroy, une entreprise familiale spécialisée dans la pomme et possédant 130 hectares de vergers, recherche activement des dizaines de saisonniers pour la récolte et la mise en condition des fruits.

Une pénurie de candidats

Chaque nouvelle saison apporte son lot de défis pour trouver suffisamment de saisonniers. « C’est toujours stressant, car cela représente un investissement énorme en termes d’énergie et d’argent. Si nous ne parvenons pas à récolter nos produits, c’est catastrophique« , explique Richard Audusseau, gérant d’un verger près de Cholet (Maine-et-Loire). Certains agriculteurs se retrouvent même contraints de laisser des fruits pourrir faute de main-d’œuvre suffisante.

Face à la diminution du nombre de candidats locaux, Richard Audusseau a décidé d’embaucher des travailleurs étrangers. Il a ainsi recruté des saisonniers d’origine roumaine, installés en France depuis quelques années. « Je suis payée au SMIC et je suis satisfaite, car je n’aurais jamais pu gagner autant en Roumanie« , confie une employée. Par ailleurs, une douzaine de saisonniers bulgares sont également arrivés sur un autre site en début de septembre.

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