Rare œuvre érotique de Poussin aux enchères à Paris : « Vénus épiée par deux satyres » à 800 000-1 million €

Une rare œuvre érotique de Nicolas Poussin va être mise aux enchères à Paris
          Cette "Vénus épiée par deux satyres" n'a été redécouverte que très récemment. Ce tableau en grand format, rare à plus d’un titre, est estimé en 800 000 et un million d'euros.

Il n’y a que récemment que l’œuvre intitulée « Vénus épiée par deux satyres » a été retrouvée. Ce tableau, d’une taille imposante et d’une rareté exceptionnelle, est estimé entre 800 000 et un million d’euros.

Redécouverte et mise aux enchères d’une œuvre rare de Nicolas Poussin

Le mardi 26 novembre 2024, le tableau de Nicolas Poussin intitulé Vénus épiée par deux satyres sera présenté aux enchères à l’Hôtel Drouot par la maison Ader. Cette toile, estimée entre 800 000 et 1 000 000 euros, a une histoire fascinante.

Peint entre 1625 et 1627, ce tableau a fait partie de la collection de Paul Jamot, conservateur en chef du musée du Louvre et spécialiste de Nicolas Poussin, jusqu’à sa vente en 1943. Par la suite, il a été perdu de vue, ne laissant qu’une photo en noir et blanc comme trace. C’est grâce à un coup de chance qu’il a été redécouvert par un expert de Drouot en fouillant les archives.

Considéré comme de mauvaise qualité, le tableau avait été vendu anonymement à Drouot, pour ensuite se retrouver chez un particulier, accroché aux murs d’un appartement sombre à Paris. Au XVIIIe siècle, la Vénus représentée avait été repeinte en raison de son caractère jugé scandaleux à l’époque.

C’est grâce à l’intervention du peintre Jean-Baptiste Sécheret que le tableau a été authentifié par le maître de conférences Mickaël Szanto, une fois débarrassé de ses repeints et restaurations.

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Un sujet érotique qui surprend chez Poussin

Ce tableau de Nicolas Poussin est rare à plus d’un titre. En effet, il s’agit d’une œuvre érotique représentant une Vénus endormie surveillée par deux satyres. Ce thème, très présent dans la peinture vénitienne du XVIe siècle, contraste avec la réputation habituellement associée à Poussin.

Originaire de Normandie, Poussin a débuté sa carrière en Italie en peignant des scènes mythologiques sensuelles. Bien que ces tableaux aient été bien accueillis à l’époque, l’artiste a rapidement abandonné ce style pour se consacrer à des thèmes plus classiques.

Longtemps rejetée par les experts en histoire de l’art, l’attribution de ce tableau à Poussin a été confirmée au XXIe siècle grâce à des recherches approfondies. D’autres œuvres érotiques du même format et de la même période ont été conservées, témoignant de cette période artistique de Poussin.

En fin de compte, la Vénus épiée par deux satyres rejoint d’autres toiles érotiques du peintre, exposées dans des musées prestigieux à travers l’Europe, offrant ainsi un aperçu unique de la jeunesse artistique de Nicolas Poussin.

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