Rachat de 80% d’Alcatel Submarine Networks à Calais par l’Etat pour câbles sous-marins : investissement stratégique et rentable

Câbles sous-marins : l'Etat va acter le rachat de 80% d'Alcatel Submarine Networks à Calais
          Cette activité jugée "stratégique" fait d'un l'objet d'un investissement qui doit être "rentable", assure le ministre de l'Economie.

Le ministre de l’Economie souligne l’importance de cette activité qu’il qualifie de « stratégique » et qui nécessite un investissement rentable.

Le gouvernement prend le contrôle de la majeure partie d’Alcatel Submarine Networks (ASN). Le ministre de l’Economie et des Finances, Antoine Armand, se rendra à Calais le mardi 5 novembre pour officialiser l’acquisition de 80% de l’entreprise spécialisée dans la production et l’installation de câbles sous-marins. Cette acquisition, estimée à environ 100 millions d’euros, a été précédemment promise en juin par le gouvernement.

ASN, valorisée à 350 millions d’euros, est une entreprise leader dans son secteur, détenant environ un tiers du marché mondial. Considérée comme stratégique, notamment dans un contexte international marqué par des conflits, cette acquisition est perçue comme un investissement crucial pour la souveraineté nationale et les infrastructures critiques. Antoine Armand a souligné l’importance de cette acquisition pour la stratégie industrielle nationale et européenne, tout en insistant sur sa rentabilité future.

Le ministre a également évoqué les perspectives de croissance d’ASN, soulignant que le chiffre d’affaires actuel d’un milliard d’euros pourrait doubler voire tripler dans les années à venir. Les câbles sous-marins sont considérés comme des infrastructures critiques essentielles pour les communications numériques mondiales.

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L’accord prévoit à long terme la possibilité pour l’Etat d’acquérir la totalité du capital d’ASN, Nokia conservant une part minoritaire de 20% pour faciliter la transition. L’Etat français deviendra ainsi un actionnaire de long terme via l’Agence des participations de l’Etat (APE), dans le but de développer l’activité de l’entreprise et d’assurer sa croissance.

Antoine Armand a également annoncé son intention de présenter, d’ici début 2025, un plan visant à renforcer le portefeuille de l’APE, qui détient des participations dans 85 entreprises pour une valeur totale d’environ 180 milliards d’euros à fin juin.

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