Ce nouveau réacteur, le plus performant de tous ceux en service en France, est capable de fournir de l’électricité à hauteur de la consommation de deux millions de foyers lorsqu’il fonctionne à pleine capacité.
Il y a vingt-cinq ans que la France n’avait pas lancé un nouveau réacteur nucléaire, malgré le fait d’être le pays comptant le plus grand nombre de réacteurs par habitant. Le vendredi 20 décembre est donc un jour très attendu par EDF : la finalisation d’un chantier qui a duré 17 ans, avec un retard de 12 ans. L’EPR de Flamanville, dans la Manche, un réacteur nucléaire de nouvelle génération, devrait enfin être connecté au réseau électrique et contribuer à la production d’électricité en France.
Avant ce raccordement, les employés d’EDF sont à la fois concentrés, fiers et impatients, comme le confie Christophe Barbot, délégué CFE-Unsa de l’EPR de Flamanville. Même si, pour l’instant, le nouveau réacteur est loin de sa pleine puissance, il produira avec ses 1600 mégawatts, l’équivalent de la consommation électrique de deux millions de foyers.
Le raccordement de l’EPR de Flamanville au réseau national ce vendredi est considéré comme l’un des plus grands projets industriels complexes au monde. Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en physique nucléaire, souligne l’importance de cet événement qui marque une nouvelle ère nucléaire en France.
Cette date symbolique du 20 décembre 2024 marque également le 50e anniversaire du vote du Conseil municipal pour l’installation d’une centrale sur la commune de Flamanville. Malgré les retards et les dépassements budgétaires, la finalisation de ce projet complexe est une réussite pour les équipes d’EDF et leurs fournisseurs.
Il reste encore beaucoup de travail à faire : l’EPR de Flamanville est en phase d’essais, devant être déconnecté et reconnecté plusieurs fois dans les prochains mois. Sa montée en puissance se fera progressivement sous le contrôle de l’autorité de sûreté nucléaire, avec pour objectif de terminer cette phase de démarrage à l’été prochain.




