Dans la région du Cotentin, il y a actuellement deux projets d’hydroliennes qui sont en cours de développement. Les autorités précédentes avaient promis une aide financière de 75 millions d’euros pour soutenir ces projets, mais les acteurs de l’industrie craignent que le nouveau gouvernement ne décide de revoir à la baisse cette enveloppe.
Au large de la Manche, une nouvelle source d’énergie renouvelable en développement
Au large de la Manche, une ferme à hydroliennes est en train de voir le jour. Ces machines, similaires aux éoliennes, sont installées au fond de l’eau pour exploiter l’énergie des courants marins. Les hydroliennes présentent deux avantages majeurs par rapport aux éoliennes et aux panneaux solaires : elles sont invisibles, ce qui les rend plus acceptables pour les riverains, et elles ne dépendent pas des conditions météorologiques.
Guillaume Gréau, directeur du développement d’HydroQuest, explique que les hydroliennes sont équipées de pales actionnées par les courants de marée, ce qui garantit une production d’électricité prévisible tout au long de l’année.
L’entreprise HydroQuest prévoit d’installer six hydroliennes dans sa ferme pilote du Cotentin. Ces installations devraient être opérationnelles en 2027, une fois leur construction achevée. Serge Quaranta, PDG des Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), compare la construction d’une hydrolienne à celle d’un bateau en raison de sa taille imposante, d’environ une vingtaine de mètres.
Attente d’un soutien public pour le développement de la filière
Pour concrétiser ce projet, les CMN et Hydroquest comptent sur un soutien financier important de l’État, avec près de 75 millions d’euros d’aides promises par le gouvernement actuel. Cependant, la filière émergente redoute un possible revirement de la part du prochain gouvernement, comme cela s’est déjà produit par le passé.
David Margueritte, vice-président LR de la région Normandie, souligne l’importance de l’engagement de l’État pour soutenir le développement de l’hydrolienne en tant que priorité nationale. Il met en avant les retombées économiques potentielles, avec la création prévue de 6 000 emplois d’ici 2030 grâce à l’industrialisation de la filière.




