Produire de l’électricité à Mayotte après le cyclone Chido : quelles alternatives ?

Cyclone Chido à Mayotte : les alternatives pour produire de l'électricité dans les zones dévastées
          À Mayotte, dévastée par le cyclone Chido, l’électricité n’est que partiellement rétablie. Les groupes électrogènes, qui dépendent du diesel, sont difficiles à approvisionner, et les éoliennes classiques ne résistent pas aux vents violents. Quelles alternatives existent pour produire de l’électricité ?

À Mayotte, les conséquences du passage du cyclone Chido se font encore sentir, notamment en ce qui concerne la fourniture d’électricité. En effet, le rétablissement du réseau électrique se fait de manière partielle, avec des difficultés d’approvisionnement en carburant pour les groupes électrogènes. De plus, les éoliennes traditionnelles ne sont pas adaptées aux conditions météorologiques extrêmes et ne peuvent pas résister aux vents violents. Face à cette situation, il est légitime de se demander quelles alternatives pourraient être envisagées pour assurer une production d’électricité fiable et durable sur l’île de Mayotte.

Les efforts de secours à Mayotte après le passage du cyclone Chido

Les opérations de secours se poursuivent à Mayotte, dévastée par le cyclone Chido. L’électricité n’est, mercredi 18 décembre, que partiellement remise en route, selon François-Noël Buffet, ministre des Outre-mer. Les pompiers emmènent des groupes électrogènes, mais trouver du carburant pour les faire fonctionner est difficile. Concernant les éoliennes, dès que le vent atteint 90 km/heure, il faut mettre en place des dispositifs pour éviter qu’elles s’arrachent.

Des éoliennes plus résistantes pour faire face aux conditions extrêmes

Des ingénieurs japonais de Shall Energy ont développé une nouvelle génération d’éoliennes plus résistantes. Portable, elle peut être livrée par container, en hélicoptère et installée en une heure. Son avantage principal, c’est sa résistance : elle fonctionne même avec des vents de 140 km/heure grâce à son aile verticale qui tourne sur elle-même et qui évite de forcer sur sa structure. Toutefois, le rendement est légèrement inférieur à celui d’un modèle classique à hélices. Ces éoliennes portables sont aussi robustes que des éoliennes fixes, beaucoup plus imposantes, dessinées par ce même créateur, qui peuvent supporter des rafales à plus de 250 km/heure sans subir de dommages.

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Dans un premier temps, ces créateurs se concentrent surtout sur l’alimentation de secours des antennes télécom. À Mayotte, de nombreuses antennes GSM ayant résisté au cyclone sont désormais hors service faute d’électricité. Une éolienne totalement autonome représenterait une solution idéale face aux groupes électrogènes, qui nécessitent un ravitaillement constant en carburant.

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