Il y a six ans à Marseille, un drame a coûté la vie à huit personnes qui se sont retrouvées piégées sous les décombres. Lors du procès qui s’est tenu vendredi, les proches des victimes ont pris la parole pour témoigner des moments d’angoisse vécus par les locataires de l’immeuble avant qu’il ne s’effondre.
Procès des effondrements meurtriers des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille
Le procès des effondrements meurtriers des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, survenu il y a six ans et ayant causé huit décès, a eu lieu récemment. Lors de cette audience, le tribunal a écouté les familles des victimes, après avoir entendu les témoignages d’experts mettant en lumière la vétusté des immeubles et les alertes qui n’ont pas été prises en compte.
Parmi les témoignages poignants des proches des victimes, on retient celui de Didjiak, qui a évoqué son frère Papé, parti du Sénégal dans l’espoir d’une vie meilleure. Papé, âgé de 40 ans, est décédé dans l’appartement de Simona, une jeune femme de 30 ans qui craignait l’immeuble mais qui ne voulait pas inquiéter ses proches. Ses parents avaient même récolté de l’argent pour qu’elle puisse déménager, mais elle refusait, se fiant aux expertises qui affirmaient l’absence de danger.
« J’attends que les responsables soient jugés »
Marie, une artiste de 55 ans qui aimait Marseille pour son soleil, sa mer et son melting-pot culturel, vivait au cinquième étage de l’immeuble. Lorsque son frère Paul a appris qu’elle était sous les décombres, leur mère a fait un AVC. Paul attend que les responsables de ce drame soient jugés, pour que justice soit rendue.
De nombreux locataires avaient alerté sur l’état de l’immeuble. Un appel passé aux pompiers la nuit précédant le drame a été diffusé lors du procès, créant une atmosphère pesante dans la salle d’audience. Marie, dans son lit, signalait des craquements et des fissures qui s’agrandissaient, mais le pompier lui assurait qu’un immeuble ne s’effondre pas soudainement. Malheureusement, quelques heures plus tard, les immeubles de la rue d’Aubagne s’effondraient, emportant avec eux huit vies innocentes.



