Lundi s’est ouvert le procès en appel de l’attentat de Nice, qui avait tragiquement causé la mort de 86 personnes le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais. Parmi les témoins appelés à la barre, on retrouve des victimes de l’attentat qui étaient encore mineures à l’époque des faits. Certains d’entre eux ont déjà eu l’occasion de témoigner, mais pour d’autres, ce sera la première fois qu’ils revivront ces événements traumatisants devant la justice.
Le procès en appel de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice s’ouvre devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Deux hommes, condamnés en première instance à 18 ans de réclusion, seront rejugés pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Mohamed Ghraieb, Franco-Tunisien de 48 ans, et Chokri Chafroud, un Tunisien de 44 ans, les seuls des huit accusés de première instance à avoir fait appel, sont accusés d’avoir été au courant de la radicalisation de l’auteur de l’attentat, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, et de l’avoir aidé dans ses préparatifs.
L’auteur de l’attentat, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, a été abattu par la police le jour de l’attaque, qui a fait 86 morts, dont une quinzaine d’enfants. Huit ans après, certaines victimes, comme Ornella, ont enfin réussi à surmonter leurs cauchemars liés à l’attentat. D’autres, comme Jibril-Ange, ont eu besoin du procès pour réaliser l’ampleur de ce qu’ils ont vécu.
Des enfants au moment des faits, comme Inès et Mathias, veulent témoigner pour la première fois au procès en appel. Inès témoigne de son angoisse persistante et de ses peurs, notamment face aux camions blancs, qui lui rappellent l’attentat. Mathias, quant à lui, décrit les séquelles psychologiques qu’il a subies, comme le fait de ne plus vouloir sortir de chez lui pendant un certain temps.
Près de 500 jours après le verdict rendu en première instance, ces victimes veulent tourner la page et trouver enfin un peu de paix. Le procès en appel s’annonce comme une étape importante dans leur processus de guérison.




