La possibilité d’une grève dans les aéroports a été écartée. Les discussions ont finalement abouti à l’octroi d’une prime équitable pour l’ensemble du personnel, une revendication portée par les syndicats depuis plus d’une année.
Les aéroports parisiens ne seront pas en grève le mercredi 17 juillet
Les syndicats ont décidé de lever le préavis de grève mardi, après avoir obtenu des primes pour les Jeux Olympiques. En effet, les employés de la SNCF, la RATP, les pompiers, les policiers, les gendarmes, les militaires et les fonctionnaires dédiés aux Jeux ont tous obtenu des primes. Les montants varient, mais tous ont reçu cet engagement pour cet été.
Il restait cependant les 6 000 salariés d’ADP, anciennement Aéroports de Paris, qui n’avaient pas encore reçu de primes. Mais depuis mardi après-midi, un accord a été trouvé. En effet, la direction a annoncé un accord prévoyant le versement d’une prime uniforme pour tous les collaborateurs d’ADP SA. Cela fait plus d’un an que les syndicats réclamaient un accord global incluant tous les employés du groupe. Marie-Anne Donsimoni de la CFDT d’ADP souligne que la surcharge de travail concerne tout le monde, même ceux qui ne sont pas en contact direct avec le public.
Il a fallu trois préavis de grève pour que la direction et les syndicats trouvent un terrain d’entente. L’union a été primordiale pour que les revendications soient entendues, malgré les difficultés actuelles. Chaque fois, la logique était la même : renoncer à ses vacances, faire des heures supplémentaires, travailler de nuit méritait une compensation.
Quel impact sur les finances publiques ?
La question se pose sur le coût de ces primes pour les finances publiques. En effet, avec le nombre important de fonctionnaires mobilisés pour les JO, le coût des primes peut être conséquent. Sylvain Bersinger, économiste au cabinet Asterès, estime que malgré tout, cela ne bouleversera pas l’équilibre du budget global des JO prévu à 9,5 milliards d’euros. En effet, les entreprises autonomes comme ADP, la RATP ou la SNCF verseront elles-mêmes les primes, mais cela peut impacter leurs dividendes à reverser à l’État.




