Opération « Marseille en colère ! » préconise « plan Marshall » plutôt que « plan communication », mois après « place nette XXL »

L'association "Marseille en colère !" prône un "plan Marshall" plutôt qu'"un plan de communication", un mois après l'opération "place nette XXL"
          L'association doute de l'efficacité de ces opérations antidrogue à Marseille alors que le gouvernement a annoncé mercredi quatre tonnes de drogues et 20 millions d'euros saisis depuis le début de ses opérations sur tout le territoire.

L’association remet en question l’efficacité des opérations antidrogue menées à Marseille, malgré l’annonce du gouvernement selon laquelle quatre tonnes de drogues et 20 millions d’euros ont été saisis depuis le début des opérations à travers le pays.

Les résultats mitigés des opérations antidrogue à Marseille

Un mois après les opérations « place nette XXL » à Marseille, la présidente de l’association « Marseille en colère ! », Kaouther Ben Mohamed, estime que ces actions n’ont pas permis d’éradiquer les points de deal, mais seulement de les déplacer. Lancées avec la visite surprise d’Emmanuel Macron le 19 mars dernier, ces opérations n’ont pas atteint leur objectif selon elle.

Selon Kaouther Ben Mohamed, il est illusoire de penser qu’un simple plan de communication peut éradiquer un trafic international. Elle souligne qu’aucune éradication des points de deal n’a été constatée à Marseille et que les forces de police mobilisées ne peuvent être démultipliées.

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Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a annoncé que ces opérations ont conduit à 461 gardes à vue, 300 défèrements et 49 incarcérations à Marseille. Cependant, pour Kaouther Ben Mohamed, ces chiffres ne garantissent pas l’efficacité des actions menées.

Une approche globale de la lutte contre le trafic de drogue

Pour Kaouther Ben Mohamed, il est nécessaire d’adopter une approche globale et à long terme dans la lutte contre le narcobanditisme. Elle préconise un plan Marshall sur 30 ans qui impliquerait non seulement les ministères de la Justice, de l’Intérieur et de la Santé, mais aussi celui de l’Éducation, du Sport, de la Culture, du Logement et du Budget. Selon elle, la lutte contre le trafic de drogue doit être abordée de manière globale, nationale et internationale, en prenant en compte tous les aspects de la société.

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