Mise en place du contrôle administratif unique pour les agriculteurs : réaction de la FNSEA

Fièvre catarrhale ovine : la FNSEA demande au Premier ministre de revoir "rapidement son dispositif"
          Michel Barnier s'est rendu au Sommet de l'élevage, dans le Puy-de-Dôme, et a notamment annoncé  "une enveloppe de 75 millions d'euros" pour "faire face à la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3".

Jeudi, le gouvernement a fait part de sa décision de centraliser le contrôle administratif des exploitations agricoles sous l’autorité unique du préfet. Cette mesure vise à simplifier les démarches des agriculteurs et à garantir une meilleure coordination des contrôles sur le territoire. En regroupant toutes les vérifications sous une seule entité, le gouvernement espère améliorer l’efficacité des contrôles et renforcer la surveillance des exploitations agricoles. Cette réforme devrait également permettre une meilleure allocation des ressources et une harmonisation des pratiques à l’échelle nationale.

« Une mesure concrète » pour limiter les contrôles administratifs sur les exploitations agricoles

Thierry Coué, secrétaire général adjoint de la FNSEA, a salué la décision du gouvernement de mettre en place un contrôle administratif unique sous l’autorité du préfet pour les exploitations agricoles. Cette mesure vise à limiter la pression des contrôles sur place à une seule visite par an et par exploitation. Cependant, cette visite ne concernera pas les contrôles fiscaux et judiciaires.

La FNSEA attendait cette mesure depuis neuf mois, ce qui démontre que la simplification n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. Thierry Coué souligne que les agriculteurs ne sont pas contre les contrôles, mais qu’une surveillance constante peut nuire à leur travail. Il préconise que le contrôle administratif unique se concentre sur un point précis, tout en laissant la possibilité d’autres contrôles aléatoires.

Pour Thierry Coué, il est nécessaire de définir clairement comment ce contrôle unique sera mis en œuvre sur les exploitations agricoles. Il souligne que cette annonce n’est que le début, et que le processus doit être détaillé par la suite.

« Il manque encore beaucoup » de sujets à résoudre

Malgré cette avancée, Thierry Coué affirme que la nouvelle mobilisation nationale des agriculteurs prévue à partir du 15 novembre ne sera pas annulée. Il rappelle que le revenu agricole n’est qu’une partie des problèmes auxquels la profession est confrontée. Les réglementations complexes, les retards dans le paiement des aides de la PAC et les difficultés climatiques sont autant de sujets qui restent à résoudre.

Thierry Coué encourage les Français à se questionner sur l’origine de leur nourriture. Il réaffirme l’opposition de la FNSEA à l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, soulignant que cela va à l’encontre des efforts demandés aux agriculteurs pour être plus vertueux. Il met en garde contre les achats massifs d’aliments provenant de ces pays d’Amérique du Sud, qui vont à l’encontre des attentes de la population européenne.

En conclusion, Thierry Coué insiste sur la nécessité de cohérence entre les demandes de vertu et les pratiques d’importation de produits agricoles.

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