De nos jours, il est de plus en plus fréquent de voir des vendeurs illégaux proposer des fruits et légumes sans respecter les normes juridiques et sanitaires en vigueur, et ce, à des prix défiant toute concurrence. Ces vendeurs clandestins se mêlent souvent aux stands autorisés, ce qui engendre des conflits et des tensions, comme c’est le cas à Montpellier.
Un marché illégal crée des tensions à Montpellier
À Montpellier (Hérault), un marché illégal se tient quatre fois par semaine sur un parking, où des caisses de fruits et légumes sont vendues à des prix défiant toute concurrence. Ces produits en provenance d’Espagne ne respectent aucune réglementation en termes de contrôle ou d’étiquetage, et les prix sont négociables. Par exemple, des clémentines sont vendues à 1,50 euro le kilo, soit presque deux fois moins cher que dans les commerces légaux du quartier.
La lutte contre les marchands clandestins s’intensifie.
Face à cette concurrence déloyale, les commerçants locaux sont exaspérés et n’hésitent plus à confronter les soixante vendeurs illégaux présents sur ce marché. Des incidents, tels que des tirs de mortiers, ont même éclaté juste avant Noël. Malgré les interventions policières répétées – la soixantième depuis le début de l’année – les vendeurs clandestins reviennent systématiquement. La préfecture estime qu’il est nécessaire d’adopter des mesures plus radicales pour mettre un terme à ce commerce illicite. Selon la Ville de Montpellier, ce marché sauvage engendre des coûts importants, estimés à 1 million d’euros en termes de nettoyage et de contrôles policiers.




