Lucie Castets, candidate du NFP au poste de Première ministre, a été la cible de critiques concernant l’endettement de la Ville de Paris, dont elle a dirigé la Direction des finances. Cependant, elle tient à rectifier les faits en expliquant que la dette de la Ville n’est pas liée à son fonctionnement, mais plutôt à des investissements. Il est important de souligner que cette déclaration est fondée.
Lucie Castets critiquée pour l’endettement de la Ville de Paris
Lors de sa candidature au poste de Première ministre du Nouveau Front populaire, Lucie Castets a été critiquée pour l’important endettement de la Ville de Paris alors qu’elle était à la tête de la Direction des finances en 2023. Ses adversaires politiques reprochent à Lucie Castets d’avoir permis cet endettement, mais elle se défend en expliquant que les collectivités territoriales s’endettent pour financer leurs investissements, et non leur fonctionnement, conformément à la loi.
Il est important de distinguer les dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales. Il s’agit des dépenses nécessaires au fonctionnement quotidien de la collectivité, telles que les salaires des fonctionnaires, la collecte des déchets ou le fonctionnement des crèches. Pour financer ces dépenses, la collectivité territoriale perçoit des recettes de fonctionnement, principalement des impôts et des taxes.
Un budget de fonctionnement équilibré
Une collectivité territoriale ne peut pas dépenser plus qu’elle ne gagne pour son fonctionnement, conformément à l’article 1612-4 du Code général des collectivités territoriales. La Ville de Paris respecte cette règle et son budget pour 2024 est équilibré, avec 9 823,4 millions d’euros de recettes pour 9 256,4 millions d’euros de dépenses, soit une épargne nette de 567 millions d’euros.
En revanche, les collectivités peuvent s’endetter pour financer des investissements tels que des travaux, l’achat de terrains ou la construction de logements sociaux. Pour cela, elles peuvent utiliser leur épargne nette, des subventions, des dotations et également contracter des emprunts auprès de banques ou sur des marchés obligataires.
Une dette d’investissement en forte croissance
La dette de la Ville de Paris est prévue pour atteindre 8 793 millions d’euros d’ici la fin de l’année, avec 810 millions alloués à la transition écologique dans le budget 2024. Depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la mairie, la dette de la Ville a doublé en dix ans, passant de 4 018 millions à 8 793 millions d’euros.
Par ailleurs, la capacité d’autofinancement de la Ville de Paris est en baisse dans le budget 2024, passant de 876 millions d’euros en 2023 à 567 millions d’euros en 2024, tandis que la dette augmente. Selon l’économiste Yves Crozet, des ajustements seront nécessaires pour augmenter l’excédent de fonctionnement et donc la capacité d’autofinancement.




