Houyem Rebai, une professeure des écoles à Saint-Denis, a récemment partagé son expérience en utilisant le livre de jeunesse « Le Musée mal rangé » de Shed Publishing comme outil pédagogique. Dans ses explications, elle met en lumière les différentes manières dont ce livre peut être utilisé pour stimuler l’imagination des enfants et les encourager à développer leur créativité. En tant qu’éducatrice, elle souligne l’importance de fournir aux élèves des supports variés et attrayants pour les aider à apprendre et à s’épanouir. Cette approche innovante de l’enseignement permet aux enfants d’explorer de nouveaux horizons et de s’ouvrir à de multiples possibilités. Grâce à des histoires captivantes et des illustrations colorées, ce livre offre aux jeunes lecteurs une expérience enrichissante qui les incitera à s’investir davantage dans leur apprentissage.
Un regard critique sur l’invisibilisation des femmes et des personnages historiques racisés dans « Le Musée mal rangé » de Houyem Rebai
Sorti en librairie le vendredi 11 octobre, le livre intitulé « Le Musée mal rangé » raconte l’histoire d’une enseignante emmenant sa classe visiter le « musée Grandiose des brillantes personnalités ». Au cours de la visite, un élève de la classe réalise que tous les portraits des personnages historiques du musée sont des hommes et ne reflètent pas la diversité de ses camarades, qui sont « de toutes les couleurs et de toutes les tailles ». Cela l’amène à questionner sa maîtresse sur cette absence de représentation. À travers ce récit, Houyem Rebai, enseignante à Saint-Denis, aborde la question de l’invisibilisation des femmes et des personnages historiques racisés dans les récits collectifs.
Une inspiration tirée de la réalité en classe
Interrogée sur son inspiration pour écrire « Le Musée mal rangé », Houyem Rebai évoque ses interactions avec les enfants lors de l’activité « L’entretien du matin » qu’elle organise en classe. Une expérience vécue avec une petite fille ayant montré un jeu des 7 familles représentant des personnalités historiques a été à l’origine de cette réflexion. Les discussions autour de la représentation des minorités et des inégalités ont poussé les élèves à exprimer des notions d’injustice, de racisme et de sexisme.
La symbolique du musée dans le récit
L’auteure explique son choix de situer l’histoire dans un musée en soulignant que cet espace institutionnel reflète souvent les normes et les stéréotypes de la société. Les musées, en tant qu’instances autoritaires, participent à la construction des représentations sociales. Houyem Rebai déplore le manque de diversité dans ces institutions et souligne l’importance de remettre en question ces normes pour une représentation plus juste et équitable de tous les groupes sociaux.
La nécessité d’aborder les questions de discrimination avec les enfants
L’auteure insiste sur le fait qu’il n’y a pas d’âge minimum pour parler de racisme et de discriminations avec les enfants. Elle souligne que les enfants ne vivent pas en dehors du monde et sont confrontés à des situations de discrimination dès leur plus jeune âge. Refuser d’aborder ces sujets peut renforcer le sentiment de culpabilité chez les enfants. Houyem Rebai encourage les adultes à prendre le temps d’expliquer ces concepts aux enfants et à les accompagner dans leur compréhension.
En définitive, « Le Musée mal rangé » de Houyem Rebai s’adresse tant aux enfants qu’aux adultes et aux enseignants. L’ouvrage invite à questionner ses propres pratiques pédagogiques et à favoriser le dialogue sur des sujets sensibles tels que le racisme et les discriminations, pour une société plus inclusive et équitable.
Informations pratiques :
Titre : « Le Musée mal rangé »
Éditeur : Shed Publishing
Date de sortie : 11 octobre
Mercredi 16 octobre – de 14h à 16h30 : atelier et lecture du « Musée mal rangé » avec Shed Publishing, à la Maison des Arts de Malakoff.
Exposition du 15 au 29 octobre à la librairie La régulière, Paris 18e.




