Les droits de diffusion télévisée de la Ligue 1 ont connu une baisse significative, s’élevant désormais à seulement 500 millions d’euros par saison. Cette diminution inquiétante est source de préoccupations, notamment pour les équipes les moins fortunées de la compétition.
Une chute des revenus TV qui inquiète les présidents de clubs de Ligue 1
Il y a quelques années, les dirigeants de la Ligue de football professionnel s’attendaient à des revenus dépassant le milliard d’euros, mais aujourd’hui, le montant s’élève à seulement 500 millions d’euros par saison. Cette baisse inattendue impactera particulièrement les « petits clubs » du championnat.
Les droits TV représentent un pilier important des revenus du football professionnel, permettant aux clubs de financer leurs activités, de payer leurs joueurs et de recruter. Cependant, suite au fiasco de Mediapro en 2021, les droits TV ont subi un coup d’arrêt. Le groupe espagnol avait acquis les droits, mais a dû renoncer en cours de saison en raison de l’absence de rentabilité.
La Ligue de football professionnel a réussi à limiter les dégâts en signant des contrats avec Amazon Prime, DAZN et beIN Sports pour un montant total de 500 millions d’euros par an, marquant un retour à des sommes plus modestes depuis 2005. De plus, un contrat avec le fonds d’investissement CVC prévoit que ce dernier récupère 13% des recettes chaque année, portant le total à plus de 100 millions d’euros en 2024-2025.
Selon Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques, cette situation représente une menace pour les clubs français, en particulier pour ceux de la deuxième partie de tableau dépendants des droits TV. En revanche, les gros clubs comme le PSG ou l’OM, bénéficiant de contrats de sponsoring importants et d’investisseurs solides, pourront continuer sur leur lancée sans trop de difficultés.
En revanche, les « petits clubs » risquent le dépôt de bilan. Le mercato estival en est le reflet, de nombreux clubs peinant à recruter. Le Stade Brestois, qualifié pour la Ligue des Champions, ne peut pas augmenter la taille de son effectif en raison de pertes importantes sur les droits TV. Montpellier, également en difficulté économique, se retrouve dans une situation similaire.
Alors que les droits TV augmentent dans d’autres championnats européens, les clubs français verront leurs revenus chuter en moyenne de 60% par rapport à la saison précédente, rendant leur existence sur la scène européenne de plus en plus difficile.




