D’après les données de l’Insee, les salaires des métiers qualifiés de « deuxième ligne », tels que les éboueurs et les caissières, ont connu une augmentation de 2,5% entre les années 2019 et 2022. Cette hausse, bien que significative, reste toutefois inférieure à celle observée pour l’ensemble des employés du secteur privé, qui a bénéficié d’une augmentation de 5% sur la même période. Ces métiers, pourtant essentiels pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, semblent donc ne pas avoir été valorisés à leur juste mesure en termes de rémunération.
Les métiers de la « deuxième ligne » oubliés des hausses de salaire
Pendant la crise sanitaire, les métiers de la « deuxième ligne » ont été jugés indispensables. Cependant, ces travailleurs ne bénéficient pas des hausses de salaire observées dans d’autres secteurs. Smina Mebtouche, éboueuse pour la ville de Paris et secrétaire générale CGT de la filière traitement des déchets, témoigne de sa situation. Après 16 ans d’expérience, elle touche un salaire brut mensuel de 2 018 euros, ce qu’elle estime insuffisant. En effet, entre 2019 et 2022, les salariés de la « deuxième ligne » n’ont vu leur salaire augmenter que de 2,5%, alors que la moyenne pour l’ensemble des employés du privé était de 5%, selon l’Insee. Cette disparité est jugée inacceptable par Smina Mebtouche.
Des primes en deçà de la moyenne
En France, on compte environ 6,8 millions de travailleurs de la « deuxième ligne », selon l’Insee. Pendant la période du Covid, ces travailleurs ont reçu en moyenne des primes exceptionnelles de 584 euros, soit moins que la moyenne de l’ensemble des salariés qui était de 603 euros, toujours d’après l’Insee. De plus, ces salariés ont souvent peu de perspectives d’évolution dans leur carrière. En effet, depuis la crise sanitaire, 21% des salariés de la « deuxième ligne » ont changé de profession.
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