Incendie meurtrier à Nice : enquête sur piste criminelle – 7 morts

Ce que l'on sait de l'incendie qui a fait au moins sept morts dans un immeuble de Nice
          Les enquêteurs privilégient la piste criminelle pour expliquer le départ de feu dans un immeuble du quartier des Moulins. L'incendie a tué trois enfants, un adolescent et trois adultes.

Trois enfants, un adolescent et trois adultes ont perdu la vie dans l’incendie tragique qui s’est déclaré. Gabriel Attal s’est rendu sur les lieux en milieu de journée pour annoncer que trois individus sont activement recherchés dans le cadre de cette affaire. Une enquête a été lancée pour déterminer s’il s’agit d’un acte criminel de destruction volontaire par incendie perpétré en bande organisée et ayant entraîné la mort des victimes.

Une tragédie familiale à Nice

Le préfet des Alpes-Maritimes, Hugues Moutouh, a déclaré que les victimes de l’incendie survenu dans un immeuble du quartier des Moulins à Nice étaient tous membres de la même famille. La nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juillet, un appartement a été ravagé par les flammes, entraînant la mort d’au moins sept personnes, dont trois jeunes enfants et un adolescent.

L’incendie a également fait plusieurs blessés, dont un dans un état d’urgence absolue. Deux autres personnes ont été hospitalisées en urgence relative. Le Premier ministre, Gabriel Attal, a déclaré lors d’un point-presse sur place que trois individus étaient recherchés.

La piste criminelle est privilégiée dans cette affaire. Le procureur de la République a requalifié l’enquête pour retenir des faits de « destruction volontaire par incendie en bande organisée et ayant entraîné la mort », ainsi que d' »association de malfaiteurs en vue de la commission de faits de destruction volontaire par incendie en bande organisée ». Voici un résumé des éléments connus sur cette tragédie.

L’incendie dévastateur

Les pompiers sont intervenus vers 2h40 du matin dans le quartier Les Moulins à Nice, pour un violent incendie au septième étage d’un immeuble. Des moyens importants ont été déployés et le feu a été maîtrisé vers 7 heures, grâce à l’intervention de 85 pompiers.

Alors que le préfet des Alpes-Maritimes avait initialement mentionné un départ de feu plus bas dans la cage d’escalier, le procureur de la République a indiqué par la suite que des départs de feu s’étaient produits aux 1er, 2e et 3e étages. Les premières conclusions des enquêtes renforcent la thèse criminelle avancée peu après les faits.

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Une famille décimée

Au moins sept membres d’une même famille d’origine comorienne ont péri dans l’incendie. Les victimes étaient tous résidents d’un même appartement de 90 m2. Parmi les défunts se trouvent deux femmes, un homme, un adolescent de 17 ans et trois enfants âgés de 5, 7 et 10 ans. Six personnes ont été piégées par les flammes, tandis qu’un jeune homme de 23 ans est décédé en tentant de s’échapper. Deux individus ont sauté par les fenêtres, l’un d’eux trouvant la mort. Les sauveteurs ont pu secourir cinq personnes prises au piège et évacuer en sécurité 31 autres personnes.

Le bilan aurait pu être encore plus lourd, comme l’a souligné le directeur du service départemental d’incendie et de secours des Alpes-Maritimes, René Dies, sur BFMTV. Des policiers ont également été marqués par la violence des événements après avoir été témoins des sauts par les fenêtres.

Une enquête en cours

Le procureur de la République a ouvert une enquête pour « destruction volontaire par incendie en bande organisée et ayant entraîné la mort ». Il a également élargi le cadre de l’enquête pour inclure des faits d’association de malfaiteurs en vue de la commission de faits similaires. Les premières investigations sont menées par la police nationale des Alpes-Maritimes.

Recherches en cours

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a confirmé la recherche de trois individus en lien avec l’incendie. Les circonstances de l’acte criminel sont encore floues, mais une caméra a permis d’identifier trois individus cagoulés entrant dans l’immeuble. Cependant, ces informations ont été ensuite contredites par le procureur de Nice qui a déclaré que les jeunes hommes étaient identifiables et non dissimulés.

Émotion et solidarité à Nice

Les réactions des autorités locales et nationales ne se sont pas fait attendre. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a exprimé son soutien aux familles des victimes et a promis que les coupables seraient appréhendés et punis. La ville de Nice a mis en place des mesures d’accueil pour les familles touchées.

De nombreux responsables politiques ont également exprimé leur solidarité et leur émotion face à cette tragédie. Le président de la République, Emmanuel Macron, a également partagé sa compassion envers les proches des victimes et les habitants de Nice.

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