Un récit sombre et sinistre, retrouvé de manière fortuite, narre les événements tragiques entourant le meurtre d’un marin par trois criminels. Intitulée « Gibbet Hill », cette nouvelle marque le début d’un cheminement qui mènera à la création de « Dracula », publié sept ans après.
Dans les archives de la Bibliothèque nationale irlandaise à Dublin, une nouvelle de Bram Stoker, célèbre pour son roman « Dracula », a été redécouverte plus de 130 ans après sa publication. Cette nouvelle, intitulée « Gibbet Hill », avait été publiée dans un supplément de Noël du journal « The Daily Mail » de Dublin en 1890, mais n’avait jamais été mentionnée dans les travaux ou biographies sur l’auteur.
Brian Cleary, un écrivain et historien amateur de 44 ans, a mis la main sur ce trésor lors d’une période de convalescence après une opération en octobre 2023. Il a été surpris de constater que cette nouvelle contenait des éléments similaires à ceux retrouvés dans « Dracula », et qu’elle datait de la période où Bram Stoker écrivait ce célèbre roman.
Après des recherches approfondies pour confirmer l’authenticité de sa trouvaille, Brian Cleary a consulté Paul Murray, biographe et expert de Bram Stoker, qui a confirmé que cette nouvelle était restée inconnue jusqu’alors. Paul Murray décrit l’histoire de « Gibbet Hill » comme typique de Stoker, mettant en scène la lutte entre le bien et le mal, un thème récurrent dans l’œuvre de l’écrivain.
Ce récit macabre, rédigé alors que Bram Stoker avait 33 ans, raconte l’histoire d’un marin assassiné par trois criminels dont les corps sont pendus à un gibet sur une colline, créant ainsi un avertissement fantomatique pour les voyageurs. Pour célébrer sa découverte, le texte de « Gibbet Hill » a été exposé pour la première fois au Casino de Marino, un bâtiment néoclassique de Dublin.
La nouvelle a également été publiée le 26 octobre par la fondation Rotunda, dans un livre illustré par l’artiste irlandais Paul McKinley. Les illustrations de McKinley capturent l’ambiance étrange et sinistre du texte, ajoutant une dimension visuelle à cette histoire longtemps oubliée.




