Une famille porte des accusations contre lui, affirmant qu’il aurait délibérément causé la mort d’un de leurs proches atteint de trisomie 21.
Un médecin du centre hospitalier d’Angoulême visé par une enquête pour « homicide volontaire »
Un médecin exerçant au centre hospitalier d’Angoulême, en Charente, fait l’objet d’une enquête pour « homicide volontaire » suite à la plainte déposée par une famille. Cette dernière l’accuse d’avoir délibérément causé la mort d’un de leurs proches, atteint de trisomie 21. L’affaire a été relayée par France Bleu La Rochelle et Sud Ouest.
La plainte a été déposée en juin dernier par une fratrie suite au décès de leur frère âgé de 66 ans, atteint de trisomie 21. Ce dernier s’était rendu aux urgences de l’hôpital en raison d’une détresse respiratoire et avait été admis par mesure de précaution. Bien que conscient et correctement oxygéné, l’homme est décédé quelques heures plus tard.
Un puissant sédatif administré au patient
Selon la famille, une heure après son admission, le médecin incriminé lui aurait administré de la morphine ainsi qu’un puissant sédatif. Or, l’usage de ce dernier est autorisé uniquement en cas de maladie grave et incurable, et avec le consentement des proches. Dans le cas du frère de la fratrie plaignante, aucun élément dans son dossier médical n’indiquait un tel état. De plus, la loi exige qu’un avis soit sollicité auprès d’un collège de soignants avant l’administration de ce sédatif, ce qui n’a pas été respecté. En outre, sa sœur et tutrice, présente à ses côtés, n’a pas été informée de cette sédation.
La famille accuse donc le médecin d’avoir délibérément causé la mort de leur frère. Un rapport d’expertise commandé par la Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux confirme leurs allégations en concluant que : « Son décès est consécutif à un acte volontaire de provoquer à brève échéance le décès par une sédation profonde et continue ».
L’hôpital d’Angoulême rejette ces accusations et nie toute administration de sédation profonde. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins de la Charente a été saisi de cette affaire par la fratrie. Une décision concernant la suspension éventuelle du médecin incriminé sera prise d’ici la fin novembre.




