Alors que Donald Trump n’a pas encore pris ses fonctions à la Maison-Blanche, les investisseurs se tournent déjà en masse vers les États-Unis, ce qui a un impact significatif sur la zone euro. Les flux financiers se dirigent vers le pays de l’Oncle Sam, attirés par les promesses de relance économique et de réformes à venir. Cette tendance suscite des inquiétudes parmi les responsables européens, qui craignent une déstabilisation de l’euro face à la force du dollar. Les marchés financiers réagissent avec nervosité à ces mouvements de capitaux, anticipant des changements importants dans l’économie mondiale. La volatilité des taux de change et des marchés boursiers traduit l’incertitude et l’attente de nouvelles directives politiques de la part de l’administration Trump. La situation économique et financière en Europe est donc étroitement liée aux décisions prises de l’autre côté de l’Atlantique, ce qui souligne l’importance des relations transatlantiques dans le contexte actuel.
Aux États-Unis, la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle a eu un impact positif sur le dollar et la Bourse de New York. Tous les marchés américains ont bénéficié de cette élection, même le bitcoin a connu une hausse. Les signaux envoyés par Donald Trump en faveur d’un libéralisme attractif ont été bien reçus par les opérateurs financiers.
Le dollar, en tant que valeur refuge traditionnelle, a atteint son plus haut niveau depuis 55 ans par rapport aux autres grandes devises internationales, y compris l’euro. Du côté de la Bourse de New York, la valorisation des entreprises américaines a augmenté de 1 800 milliards de dollars depuis l’élection du 5 novembre, soit environ 1 700 milliards d’euros, ce qui représente la moitié du PIB français. Selon la Bank of America, c’est un record qui n’avait pas été atteint depuis 75 ans.
Les bourses européennes et asiatiques ont été délaissées depuis l’élection américaine du 5 novembre, les investisseurs se tournant vers le marché américain. Les entreprises technologiques sont particulièrement prisées, grâce aux promesses liées à l’intelligence artificielle et aux perspectives de dérégulation de nombreux secteurs sous la future administration d’Elon Musk. Les réductions d’impôts promises par Donald Trump aux entreprises sont également un facteur clé dans l’enthousiasme des investisseurs.
En revanche, certains pays européens, comme la France, envisagent d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises pour combler le déficit budgétaire. Cette perspective ne fait qu’éloigner les investissements et ne favorise pas la création d’emplois, alors que la réindustrialisation des territoires est devenue une nécessité.
L’attractivité de la France est remise en question, comme le montre le dernier rapport du cabinet EY publié le 19 novembre. En seulement deux semaines, la valeur du capital des entreprises de la zone euro, ainsi que de certains pays asiatiques, a chuté de 600 milliards d’euros. Il est probable que cette tendance se poursuive, mettant en lumière les défis auxquels de nombreux pays européens sont confrontés dans un contexte économique mondial en mutation.




