La question de la discrimination à l’embauche persiste dans le milieu professionnel, malgré les avancées réalisées en termes de lois et de sensibilisation. Les entretiens de recrutement sont généralement très réglementés, mais il arrive encore que des pratiques discriminatoires soient observées.
Le port du voile et l’âge peuvent être des facteurs de discrimination à l’embauche
Une enquête révèle que le port du voile peut réduire de plus de 80% les chances d’obtenir un entretien après une candidature spontanée pour un contrat d’apprentissage en entreprise. De même, un quart des seniors au chômage affirment avoir été confrontés à des discriminations liées à leur âge lors d’entretiens d’embauche, selon le dernier baromètre du défenseur des droits.
Ces formes de discriminations font partie des 26 critères recensés, qui incluent également la discrimination liée à l’origine, au handicap ou au lieu de résidence. Il est également illégal pour un employeur de poser des questions personnelles telles que le désir d’avoir des enfants.
Les questions autorisées lors d’un entretien d’embauche
Seules les questions directement liées au poste proposé sont autorisées lors d’un entretien d’embauche. Selon le code du travail, ces questions doivent viser à évaluer la capacité du candidat à occuper le poste ou ses compétences professionnelles.
La plateforme antidiscrimination.fr propose même d’organiser des testings pour détecter d’éventuelles discriminations lors du processus de recrutement.
Recours en cas de discrimination à l’embauche
En cas de discrimination à l’embauche, il est possible d’agir en justice en apportant des preuves telles qu’un écrit ou un enregistrement (comme un message laissé sur un répondeur). La victime peut saisir le conseil des prud’hommes pour demander sa réintégration dans l’entreprise, ou les juridictions pénales pour faire condamner l’employeur.
Il est également essentiel pour le candidat de faire preuve d’honnêteté, en évitant par exemple de mentir sur son diplôme. En effet, dans un cas où une candidate avait falsifié son diplôme, son contrat de travail avait été annulé et elle avait dû rembourser les salaires perçus.




