Le climat de tension ne cesse de s’intensifier en Nouvelle-Calédonie en ce samedi 21 septembre, poussant de nombreux habitants à prendre la décision de quitter l’île.
Les inquiétudes de Natasha Krzyzynski
Sur les hauteurs de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, Natasha Krzyzynski vient de terminer la rénovation de sa maison. Après y avoir vécu pendant 14 ans, elle a pris la décision de partir. Avant les émeutes de mai 2024, elle n’avait jamais ressenti d’insécurité dans son quartier. Cependant, tout a basculé lorsqu’une nuit, la voiture de son voisin a été incendiée. « On se dit qu’on n’est plus en sécurité. Ça a été des nuits à veiller, à avoir peur« , confie-t-elle. Elle partage sa maison avec son compagnon et son fils de 5 ans et demi.
Une vague de départ
Après avoir vécu 30 ans sur l’île, la famille de Natasha a pris la décision de quitter définitivement la Nouvelle-Calédonie. Ils ne sont pas les seuls, de nombreuses personnes ont fait le même choix. Dans tous les quartiers de Nouméa, on peut voir des pancartes « à vendre » ou « à louer » fleurir un peu partout. Antoine Azevedo, agent immobilier depuis 18 ans sur l’île, est submergé par de nouveaux dossiers ces derniers mois. Dans la région, la moitié des contrats de location ont été résiliés.
Cette vague de départ concerne également les professionnels. Dans le nord de l’archipel, à Koumac, il n’y a plus aucun médecin au centre hospitalier. « Les lits sont rangés, pliés« , déplore le directeur, Joachim Tutugoro. Seules les urgences restent ouvertes.




