La Commission européenne a annoncé vendredi son intention de se concentrer particulièrement sur la prévention de la commercialisation et de la distribution de produits pouvant être dangereux pour les jeunes.
Protéger les consommateurs contre les contenus illégaux
Bruxelles a récemment ajouté le géant chinois de la mode bon marché, Shein, à la liste des grandes plateformes en ligne soumises à des contrôles renforcés, dans le cadre de la nouvelle législation sur les services numériques (DSA). Cette décision vise à prévenir la vente et la distribution de produits potentiellement nocifs pour les mineurs.
Shein, fondé en Chine en 2012, devra se conformer à ces mesures strictes dès la fin du mois d’août. La Commission européenne insiste sur l’importance de protéger les consommateurs, en particulier les jeunes, des risques liés à la fast-fashion à petit prix.
Cette plateforme, souvent critiquée pour ses pratiques sociales et environnementales, sera désormais soumise aux mêmes règles que d’autres grandes entreprises telles que X, TikTok, Google ou Facebook.
Shein souhaite se conformer aux règles européennes
Les grandes plateformes en ligne doivent désormais analyser les risques liés à leurs services, en matière de diffusion de contenus ou produits illégaux, et mettre en place des mesures pour les prévenir. Elles doivent également fournir un accès à leurs algorithmes pour permettre un contrôle du respect des règlements.
Ces entreprises doivent se soumettre à un audit externe indépendant une fois par an, à leurs propres frais. En cas de non-respect des règles, des amendes pouvant atteindre jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires annuel mondial peuvent être infligées, voire une interdiction d’opérer en Europe en cas de violations graves et répétées.
Suite à sa désignation comme très grande plateforme, Shein a affirmé sa volonté de se conformer aux règles européennes et s’est engagé à travailler de manière constructive avec la Commission européenne.




