Congé menstruel au Japon depuis 1947 : peu utilisé et mal compris

Congé menstruel : au Japon ce droit existe depuis 1947 mais reste peu utilisé
          Alors que des députés écologistes ont déposé une proposition de loi pour instaurer un congé menstruel en France, ce dispositif existe déjà au Japon depuis bien longtemps. Cependant, il est peu utilisé et ce problème reste mal compris des managers.

Des membres du Parlement écologiste ont soumis une proposition de loi pour introduire un congé menstruel en France, une mesure qui est déjà en place au Japon depuis de nombreuses années. Malgré son existence, ce congé est peu utilisé et les managers ont du mal à comprendre ce problème.

Le débat sur les congés menstruels en France

En France, le débat sur les congés menstruels est sur le point de s’ouvrir en commission parlementaire. Des députés ont soumis une proposition de loi visant à créer un congé menstruel pouvant aller jusqu’à 13 jours. Ce congé permettrait aux femmes de ne pas se rendre au travail lorsqu’elles sont confrontées à des crampes menstruelles insupportables.

La sensibilisation au Japon

Au Japon, où le congé menstruel existe déjà mais demeure méconnu, des séminaires sont organisés pour sensibiliser les hommes à la douleur mensuelle que vivent les femmes. Certaines entreprises font appel à une start-up japonaise ayant mis au point un simulateur de crampes menstruelles. Cet appareil, appelé periodonoïd, envoie des stimuli électriques pour reproduire de manière brutale les douleurs liées aux règles. Les employés masculins sont invités à expérimenter ce simulateur lors de ces séminaires, afin de prendre conscience de l’intensité des crampes.

On observe en effet au Japon une volonté croissante de sensibiliser les entreprises à cette question, bien que cela reste complexe. La start-up Osaka Heat Cool organise régulièrement ces séminaires dans des entreprises volontaires, mais malgré l’existence officielle du congé menstruel depuis 1947, celui-ci est peu utilisé en pratique.

À LIRE  Fierté LGBT+ : Histoire, Signification, et Accueil des Alliés à la Marche de ParisPourquoi les marches de la fierté LGBT+ ont-elles lieu en juin dans le monde entier ? Quelle est l'histoire de la première marche de ce type en France ? Les personnes non LGBT+ sont-elles les bienvenues à ces événements ? Ces questions et d'autres encore seront abordées par des chercheurs et des associations lors du grand événement parisien qui se tiendra samedi après-midi.La marche des fiertés, également connue sous le nom de "pride", est un événement annuel célébré dans de nombreuses villes à travers le monde pour sensibiliser à la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre. En général, ces marches ont lieu en juin pour commémorer les émeutes de Stonewall qui ont eu lieu en juin 1969 à New York et qui ont marqué le début du mouvement pour les droits des personnes LGBT+.En France, la première marche des fiertés a eu lieu à Paris en 1981. Depuis lors, cet événement est devenu un rendez-vous incontournable pour la communauté LGBT+ et ses alliés. Les personnes qui ne font pas partie de la communauté LGBT+ sont également les bienvenues à ces marches, car il s'agit d'un moment de célébration, de revendication et de solidarité pour tous.Lors de la marche des fiertés à Paris, de nombreux sujets seront abordés, tels que l'égalité des droits, la lutte contre les discriminations, la visibilité des personnes LGBT+, et bien d'autres encore. Des chercheurs spécialisés dans ces questions ainsi que des associations militantes seront présents pour informer et sensibiliser le public sur ces enjeux.En somme, la marche des fiertés à Paris est un événement festif et engagé qui vise à célébrer la diversité et à promouvoir l'égalité pour tous, quelles que soient les orientations sexuelles et les identités de genre. Les alliés de la communauté LGBT+ sont les bienvenus à cet événement pour montrer leur soutien et leur solidarité envers une cause qui concerne l'ensemble de la société.

Les obstacles au congé menstruel

En ce qui concerne le congé menstruel, le niveau de salaire pendant ces jours est laissé à la discrétion de chaque entreprise, ce qui peut dissuader certaines femmes de demander ce congé. Moins de 10% des femmes osent demander ce congé en raison de la peur d’être mal jugées par leurs supérieurs ou leurs collègues. Au Japon, les congés maladie peuvent être perçus comme une trahison envers le groupe, qui devra compenser l’absence du malade.

Le Japon met en œuvre d’autres initiatives pour changer les mentalités, parfois de manière maladroite. Par exemple, une chaîne de grands magasins a proposé à ses employées de porter un badge spécial rouge et rose avec la tête de la mascotte des menstruations lorsqu’elles ont leurs règles, dans le but de susciter de l’empathie. Cependant, cette expérience a provoqué un scandale et n’a duré que quelques jours.

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