À compter du 1er juillet, le gouvernement va établir de nouvelles dispositions concernant l’indemnisation des personnes en recherche d’emploi. Cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les chômeurs, qui redoutent un renforcement des critères d’éligibilité pour bénéficier de l’allocation chômage.
Des changements à venir pour l’allocation-chômage
Le gouvernement se retrouve à devoir réviser les règles d’attribution de l’allocation-chômage suite à l’échec des négociations entre syndicats et patronat. La ministre du Travail, Catherine Vautrin, assure qu’il s’agit pour l’instant d’une page blanche, mais les déclarations récentes de Gabriel Attal suscitent des inquiétudes parmi les chômeurs.
Après avoir perdu son emploi il y a un an et demi, Farida, une ancienne commerciale de 31 ans basée à Marseille, se retrouve aujourd’hui au chômage. Elle déplore les discours stigmatisants envers les demandeurs d’emploi, soulignant que toucher une allocation-chômage ne suffit pas à subvenir à ses besoins.
Un durcissement des conditions jugé injustifié par les chômeurs
Gabriel Attal a évoqué différentes possibilités de durcissement des conditions pour toucher l’allocation-chômage, telles que la durée de l’allocation, son montant ou le nombre d’heures travaillées nécessaires. Camille, une pâtissière également au chômage, ne voit cependant pas la nécessité d’un durcissement supplémentaire. Elle estime que les règles actuelles incitent déjà les demandeurs d’emploi à trouver du travail, grâce aux formations proposées par Pôle emploi.
Farida s’est elle aussi agacée en entendant Gabriel Attal évoquer une réduction de la durée d’allocation à un an. Elle souligne que certaines formations nécessaires pour se reconvertir peuvent durer plus longtemps, et estime qu’il faudrait plutôt renforcer l’accompagnement professionnel. Elle-même envisage une reconversion en tant que conseillère chez France Travail.




