CGT dénonce accord sur assurance chômage et emploi seniors: baisse cotisations patronales financée par chômeurs.

Accord sur l'assurance chômage et l'emploi des seniors : la CGT dénonce des baisses de cotisations patronales "financées par des baisses de droits des chômeurs"
          Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT, s'oppose à l'accord trouvé entre le patronat et plusieurs organisations salariales (CFDT et CFTC) sur l'assurance chômage et l'emploi des seniors.

Denis Gravouil, qui occupe une place au sein du bureau confédéral de la CGT, exprime son désaccord vis-à-vis de l’entente conclue entre les représentants des employeurs et différents syndicats (notamment la CFDT et la CFTC) concernant les questions relatives à l’assurance chômage et à l’emploi des travailleurs seniors.

Les baisses de cotisations patronales critiquées par la CGT

Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT en charge de l’emploi, des retraites et du chômage, a vivement critiqué les baisses de cotisations patronales reportées au 1er mai. Selon lui, ces baisses sont financées par des diminutions des droits des chômeurs. Le syndicat s’oppose à l’accord conclu entre le patronat et certaines organisations salariales (CFDT et CFTC) concernant l’assurance chômage et l’emploi des seniors.

Dans le cadre de cet accord, le Medef a accepté de reporter au 1er mai 2025 une baisse de 0,5 point du taux des cotisations patronales à l’assurance chômage. En échange, l’âge d’accès à l’indemnisation prolongée réservée aux seniors sera augmenté de deux ans (passant de 53 ou 55 ans avant l’accord à 55 ou 57 ans après l’accord).

« Beaucoup de gens se font licencier en ce moment »

Denis Gravouil considère cette décision comme « inacceptable », notamment en période de nombreux licenciements. Il souligne que pour les personnes âgées de 53 à 57 ans, cela signifie une perte de quatre mois et demi de droits au chômage. Il s’insurge contre le fait qu’on puisse dire à des travailleurs, comme ceux chez Auchan, qu’ils vont perdre leur emploi, qu’en plus, ils verront leurs droits au chômage diminuer.

Il déplore également le fait que ce contrat n’aura aucun impact sur l’emploi des seniors, une opinion partagée par Jean-François Foucard, secrétaire confédéral de la CFE-CGC. En ce qui concerne l’abaissement de l’âge de départ en retraite progressive de 62 à 60 ans, Denis Gravouil souligne qu’il pourra être refusé plus tôt, car il n’y a aucune obligation pour l’employeur de l’accepter.

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