Au commencement du mois de décembre, la direction du Crédit Commercial de France a révélé un vaste plan de restructuration. L’ancienne HSBC prévoit de supprimer environ 1 400 emplois, et 84 agences devront fermer leurs portes d’ici 2026.
La crise économique qui frappe l’industrie française n’est pas la seule à causer des soucis, le secteur bancaire est également touché par des plans sociaux importants. Le Crédit commercial de France (CCF), anciennement HSBC, a récemment annoncé son intention de réduire d’un tiers ses effectifs dans les deux prochaines années, ce qui se traduira par la suppression de près de 1 400 postes et la fermeture de 84 agences.
Selon Bruno Ronsin, délégué syndical CFTC et élu au CSE, cette décision, bien que prévue depuis octobre, a surpris tout le monde par son ampleur. Les effectifs du CCF devraient passer de 3 900 salariés et 235 agences actuellement à 2 500 salariés et 151 agences après la restructuration. La direction justifie ce plan en expliquant qu’il lui permettra de retrouver l’équilibre financier en 2026 et de dégager des bénéfices en 2027. Il s’agit d’un projet de transformation profonde visant à assurer une croissance durable à l’établissement bancaire.
Racheté pour un euro symbolique en 2023
En fin d’année 2023, HSBC France a été racheté pour un euro symbolique par le consortium bancaire My Money Group, appartenant au fonds d’investissement américain Cerberus. Ce rachat a permis au groupe de récupérer une banque en difficulté financière avec un système informatique obsolète, mais également une clientèle de près de 800 000 clients et un important patrimoine immobilier. La nouvelle direction a décidé de ressusciter la CCF, autrefois acquise par HSBC dans les années 2000.
Selon le délégué syndical CFTC, cette situation est un gâchis pour les salariés, qui voient depuis 20 ans une régression progressive de leurs conditions de travail. L’actionnaire Cerberus semble vouloir réaliser des économies à court terme en réduisant le nombre d’agences et le nombre de salariés. Les négociations entre la direction et les syndicats devraient débuter le 7 janvier, mais les salariés s’inquiètent de la charge de travail supplémentaire et du manque de support dans les sites centraux et les fonctions centrales suite aux départs massifs prévus au siège social.




