Campagne sensibilisation don d’organe à Marseille: taux opposition élevé, besoin greffe pour tous

"Nous pouvons tous aussi avoir besoin d'une greffe" : lancement d'une campagne de sensibilisation au don d'organe à Marseille, où le taux d'opposition est l'un des plus élevés de France
          Plus de 60% de refus de don d'organes ont été enregistrés l'an passé dans la cité phocéenne contre 36% au niveau national.

L’année dernière, la ville de Marseille a enregistré un taux de refus de dons d’organes de plus de 60%, tandis que ce taux était de 36% au niveau national.

Une campagne de sensibilisation au don d’organes à Marseille

Une campagne de sensibilisation au don d’organes a été lancée à Marseille. Dans le cadre du congrès annuel de la société francophone de transplantation, une conférence ouverte au public a eu lieu le mercredi 4 décembre. De plus, des interventions sont prévues dans les lycées de la ville dans les mois à venir. Il est important de souligner que Marseille enregistre l’un des taux d’opposition aux dons d’organes les plus élevés en France. Selon l’APHM, les hôpitaux publics Marseillais, plus de 60% des personnes ont refusé de donner leurs organes l’an dernier, contre 36% au niveau national. Ces refus ont augmenté ces dernières années.

Le manque d’informations et de discussions autour du don d’organes

Pour refuser de donner ses organes, il est nécessaire de s’inscrire de son vivant sur le registre des refus. Dans le cas contraire, c’est la famille du défunt qui devra prendre la décision. Malheureusement, les familles ont souvent tendance à dire « non » par manque d’informations. Le professeur Valérie Moal, responsable des greffes de rein à l’APHM, souligne ce manque de discussion et d’information autour du don d’organes. Il est fréquent d’entendre des fausses croyances, comme le fait que les religions s’opposent au don d’organes, ce qui n’est pas vrai.

« Ce don d’organe m’a sauvé la vie »

La famille peut se retrouver dans une situation difficile si elle ne connaît pas la position du défunt concernant le don d’organes. Laurent Demola a vécu ce moment de choc lorsque son neveu est décédé dans un accident de la route à l’âge de 22 ans. Avant ce drame, Laurent avait lui-même bénéficié d’une greffe du foie. Il avait eu l’occasion de discuter avec son neveu à ce sujet, ce qui lui a permis de connaître sa position en faveur du don d’organes. Il souligne l’importance d’avoir ces discussions en amont pour éviter des situations difficiles.

Le professeur Valérie Moal insiste sur le fait qu’il est essentiel de parler du don d’organes pour être préparé en cas de drame. En effet, 800 patients sont en attente d’une greffe à Marseille, et 22 000 dans toute la France. Il est donc crucial de sensibiliser la population à l’importance du don d’organes pour sauver des vies.

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