Si cette diminution est avérée, on assistera à un changement radical de situation, passant d’une mobilisation nationale forte en 2024 à un désintérêt général en 2025, dénonce vivement Sébastien Nolesini.
Une mobilisation contre la baisse du budget des Sports
Sébastien Nolesini, directeur général de la Fédération française de judo, a exprimé son indignation le mercredi 22 janvier sur franceinfo concernant la réduction annoncée du budget du ministère des Sports. En effet, plus de 420 athlètes ont signé une tribune dans le journal L’Équipe pour dénoncer cette baisse de 33%, soit plus de 100 millions d’euros, prévue dans le projet de budget du gouvernement.
Selon Sébastien Nolesini, cette baisse budgétaire remet en question la place du sport en France, passant d’une grande cause nationale en 2024 à un grand mépris national en 2025. Il insiste sur le fait que le sport ne doit pas être considéré comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme un investissement essentiel. En effet, pour lui, le sport représente du lien social, de l’éducation, de l’emploi, du rayonnement international et véhicule des valeurs qui changent des vies.
Les difficultés rencontrées par les fédérations sportives
Sébastien Nolesini souligne les difficultés actuelles du monde sportif, confronté à une triple peine : la baisse des financements de l’État, la diminution des subventions des collectivités territoriales (elles-mêmes touchées par les réductions budgétaires de l’État) et le retrait des sponsors. Il déplore le fait que l’engouement pour le sport ne soit pas soutenu par les moyens financiers nécessaires.
Il propose cependant une piste de solution en suggérant d’utiliser davantage la taxe sur les jeux pour financer le sport au quotidien. Il regrette également que le budget alloué au sport soit le plus faible de l’État, atteignant seulement environ un milliard d’euros, malgré les 20 millions de pratiquants, les quatre millions de bénévoles et les 200 000 clubs recensés dans le pays, toutes disciplines confondues.




